Marine Tondelier. Crédit : Wikimedia commons / Greenbox
Un congé “climatique” en cas de chaleur extrême : la proposition des Écologistes
Candidate à la présidentielle 2027, Marine Tondelier propose cinq jours de congés indemnisés par an, en cas d'événements climatiques contraignants.
Marine Tondelier. Crédit : Wikimedia commons / Greenbox
Sur son blog, la patronne des Ecologistes a proposé, vendredi 1er mai, la création d’un "congé climatique". Cinq jours de congés payés par an, en cas de conditions météorologiques intenses, afin de "permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés". Bien que la proposition ne figure pas dans son programme 2027, elle s'inscrit, selon elle, dans un chantier pour une "Sécurité sociale écologique", visant à repenser et protéger la santé des travailleurs.
"En France, quatre personnes sur dix sont exposées, dans l'année, à de très fortes chaleurs”
"En France, quatre personnes sur dix sont exposées, dans l'année, à de très fortes chaleurs", soutient Marine Tondelier. Un décret du 27 mai 2025 encadre les travailleurs soumis à des conditions climatiques intenses. Celui-ci prévoit que l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, en cas de fortes chaleurs, soit menée par l’employeur. Idem pour les mesures et actions de prévention. "Malgré le décret, notre droit reste insuffisamment protecteur : aucun seuil clair, aucune règle automatique, aucune protection", poursuit Marine Tondelier dans son blog.
Le dispositif "congé climatique", proposé par la candidate à la présidentielle, s’inspire directement des mesures prises par le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à la suite des inondations qui ont causé la mort de 230 personnes, dans le sud-est de l’Espagne en 2024. Un mois après la catastrophe naturelle, le gouvernement espagnol a approuvé un "congé climatique" de quatre jours, payé par l'Etat, afin d’éviter les déplacements en cas d'alerte liée à un risque météorologique. "En Espagne, c’est quatre jours. Nous on est parti sur cinq jours, on est en train d’en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés", a-t-elle ajouté.
La sélection de la rédaction
Faut-il supprimer les ARS ?
Marie GILARDI
Oui
Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus