Image générée par IA

Image générée par IA

Croissance des cancers liés aux HPV dans la gorge, la bouche et l'anus

24/08/2018 Par Catherine le Borgne
International
Image générée par IA

Image générée par IA

Le nombre de cancers liés aux papillomavirus humains (HPV) dans la gorge et la bouche, ainsi que dans l'anus, a augmenté depuis le début du siècle aux Etats-Unis, selon des chiffres publiés jeudi par les autorités de santé américaines.

Les recommandations de dépistage aux Etats-Unis concernent seulement le cancer du col de l'utérus. Une campagne de santé publique qui a montré son efficacité : le nombre de cancers du col de l'utérus a baissé entre 1999 et 2015, la période étudiée dans la dernière publication des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Mais plusieurs autres types de cancers associés aux HPV sont en croissance, pour les deux sexes. Une hausse qui s'explique en partie par des changements de comportements sexuels, notamment des rapports oraux et anaux non protégés, selon les experts des CDC. Toutes catégories confondues, le nombre de cancers liés aux HPV est passé de 30.000 à 43.000 de 1999 à 2015. Rapporté à la population, le taux est passé de 11,2 à 12,1 pour 100.000 personnes. Le taux a augmenté pour les hommes, tandis qu'il baissait pour les femmes, en raison du meilleur dépistage du col de l'utérus.

Le vaccin anti-HPV est recommandé depuis une dizaine d'années aux Etats-Unis. La recommandation concerne tous les enfants à 11 ou 12 ans, avec rattrapage éventuel pour les filles entre 13 et 26 ans, et les garçons de 13 à 21 ans. La vaccination progresse, selon un autre rapport publié jeudi par les CDC. En 2017, près de 66% des adolescents de 13 à 17 ans avaient reçu leur première dose, et la moitié environ avait reçu toutes les doses requises. En France, la vaccination n'est recommandée que pour les filles, pas pour les garçons (mais elle l'est pour les hommes gays de moins de 26 ans). [Avec AFP]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3