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L’accès à l’IVG médicamenteuse autorisé à domicile jusqu’à 9 semaines

La Haute autorité de Santé (HAS) a annoncé dans un communiqué qu’elle validait la possibilité de proposer aux femmes une interruption volontaire de grossesse médicamenteuse à domicile jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée.
 

Pour “garantir le droit des femmes à l’IVG” pendant l’épidémie de Covid-19, le Haute autorité de Santé a donné, vendredi 10 avril, son feu vert pour étendre à neuf semaines, contre sept actuellement, l'accès à l'interruption volontaire de grossesse médicamenteuse à domicile. Un arrêté du 14 avril officialise, par ailleurs, la possibilité pour les médecins et sages-femmes de prescrire et de suivre des IVG médicamenteuses en téléconsultation.

Jusqu’à présent, l’IVG médicamenteuse ne pouvait être effectuée qu’à l’hôpital lors de la huitième et neuvième semaine d'aménorrhée car ‘’les conditions de conservation des médicaments utilisés dans le protocole ad hoc (congélation) ne sont en effet pas adaptées à une prise à charge à domicile”, note la HAS.

Pour permettre aux femmes d'accéder à l’IVG médicamenteuse à domicile jusqu’à neuf semaines pendant l’épidémie, la Haute autorité de Santé a défini deux nouveaux protolocoles médicamenteux. Ces derniers, validés par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), reposent sur l’association d’une antiprogestérone (mifépristone), suivie d’une prostaglandine (misoprostol).

La HAS rappelle toutefois la nécessité de prévenir la douleur, “en prescrivant du paracétamol associé à l’opium ou à la codéine” à la place de l’ibuprofène, et d’éviter, dans la mesure du possible, que la femme ne soit seule à domicile. La Haute autorité de Santé rappelle également que l’administration de ces médicaments par voie vaginale est à proscrire puisqu’elle peut induire des chocs toxiques et septiques.

Ces dernières semaines, de nombreuses associations s’inquiétaient de voir l’accès à l’IVG se compliquer au vu de la crise sanitaire et, de fait, que certaines femmes ne dépassent le délai légal autorisé. Le ministère de la Santé avait alors assuré fin mars que l’interruption volontaire de grossesse demeurait bien une intervention urgente et que leur continuité devait “être assurée”.

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