Manifestation

Vaste mobilisation des pharmaciens et des kinés partout en France

La mobilisation est massive sur l'ensemble du territoire. Ce jeudi 18 septembre, les pharmaciens et les kinés ont fermé cabinets et officines pour manifester contre les baisses de leurs rémunérations ou le report de leurs revalorisations annoncés par l'ancien Gouvernement. 

18/09/2025 Par Sandy Bonin
Pharmaciens Kiné
Manifestation

"Dix-huit mille pharmacies sont fermées" ce jeudi matin, sur environ 20 000 en France, a comptabilisé Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens d'officine (FSPF), syndicat majoritaire de la profession. "On est globalement tous fermés, mais les agences régionales de santé ont réquisitionné environ 10% du réseau", a-t-il déclaré à l'AFP, alors que les pharmaciens et les kinés appelaient à la grève ce jeudi 18 septembre, journée marquée par des mobilisations partout en France.

"Aujourd’hui, nous sommes en grève. De Toulouse à Lille, de Paris à Marseille, jusqu’aux plus petits villages, les officines se lèvent pour dire non à l’asphyxie de la profession", a martelé la FSPF sur le réseau social X.

Les pharmaciens dénoncent, en effet, la baisse des taux de remise dont ils bénéficient sur les médicaments génériques, qui représentent un tiers environ de la marge des officines. Depuis début septembre, le plafond autorisé pour ces remises est passé de 40% à 30% du prix fabricant hors taxes ; il doit tomber à 20% en juillet 2027. Les pharmaciens dénoncent aussi une nouvelle baisse prévue sur les prix des génériques, estimée à 50 millions d'euros sur le dernier trimestre 2025.

Les kinésithérapeutes étaient aussi largement mobilisés ce jeudi. "85% des kinés seront dans les cortèges ou participeront d'une manière ou d'une autre", a indiqué Sébastien Guerard, président du principal syndicat de la profession, la FFMKR. Les cabinets ne sont toutefois pas fermés dans la même proportion que les officines, souligne-t-il, car les praticiens se relaient pour éviter la fermeture totale.

Les kinés dénoncent, de leur côté, le report au 1er janvier 2026 des hausses tarifaires qui devaient avoir lieu le 1er juillet 2025, du fait du dérapage des dépenses de santé. 

[avec AFP]

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Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
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ME B
24 points
Prestataire de santé
il y a 8 mois
Faire grève oui.... mais laisser son officine sans indiquer 1 phie ouverte pour les urgences est illégal.... lepatient ne doit pas " être pris en otage" En île de France il fallait téléphoner au hasard....!!!
 
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