Remboursement des séances de psychologues sur prescription : l’Assemblée nationale donne son feu vert

26/10/2021 Par Louise Claereboudt
Politique de santé

Annoncé par le président de la République lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, les 27 et 28 septembre, le remboursement des consultations de psychologues de ville pour tous les adultes, sur prescription médicale, a été validé par les députés dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022.   Huit. C’est le nombre de consultations chez un psychologue libéral prises en charge dont pourront bénéficier chaque année les enfants dès 3 ans et les adultes souffrant de troubles dépressifs ou anxieux, d’intensité légère à modérée. Et ce, à partir de 2022. A une condition : que le patient ait été adressé au psychologue sur prescription médicale. La mesure vient d’être votée, ce vendredi 22 octobre, par une large majorité de députés lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022. Ces derniers suivant ainsi les volontés du chef de l’Etat qui avait annoncé l’entrée en vigueur prochaine du dispositif de prise en charge lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, les 27 et 28 septembre.

Concrètement, les psychologues volontaires pour adhérer au dispositif seront sélectionnés. "Le Gouvernement veillera à ce que la répartition soit la plus équitable possible sur le territoire", a assuré la ministre déléguée chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, devant les députés. Le tarif de la première séance prise en charge sera de 40 euros, 30 euros pour les suivantes, "sans dépassement d’honoraires autorisé". Ces consultations ne pourront constituer "qu’une part" de l’activité des psychologues libéraux. Le ministre a ajouté que la concertation avec la profession se poursuivait, notamment pour affiner les modalités de mise en œuvre de la mesure (dont l’enveloppe budgétaire prévue à cet effet s’élève à 50 millions d’euros pour 2022). Néanmoins, les représentants des psychologues ont d’ores et déjà témoigné de leur mécontentement, refusent l'"inféodation" médicale. [avec AFP]  

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