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Réforme des arrêts maladie : début des négociations entre syndicats et patronat
Les syndicats et le patronat ont ouvert jeudi 29 octobre leurs négociations, à l'appel du Gouvernement, pour trouver des réformes "structurelles" et un milliard d'euros d'économies sur les arrêts de travail.
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Dans sa lettre de cadrage, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a ouvert des axes de travail très larges : prévention, révision des paramètres du système (durée et plafond d'indemnisation, complément employeur...), ou encore "responsabilisation" des acteurs.
Le ministre suggère de moins protéger les "arrêts courts" et mieux les "longs", demandant surtout de trouver l'un des deux milliards d'euros d'économies sur les arrêts maladie prévus dans le budget 2027. "Il faut agir", a-t-il insisté jeudi sur France Inter. "Nous incitons les partenaires sociaux à revoir en profondeur le système pour à la fois mieux protéger les salariés et à la fois que ça coûte moins cher à la Sécurité sociale."
Une première réunion jeudi matin portait essentiellement sur le calendrier des discussions. Le 14 décembre est programmée la "séance conclusive". Les partenaires sociaux doivent rendre leur copie le 19 décembre, pour permettre des économies dès le début 2027.
"On a calé un bon rythme", a commenté auprès de l'AFP le Medef, qui accueille la saisine gouvernementale "avec intérêt", après "n'avoir cessé d'alerter sur la hausse des arrêts maladie", aux importantes "conséquences" sur la vie des entreprises. "Le Gouvernement veut nous faire endosser une recherche d'économies" et reconsidérer des questions très vastes en "seulement deux mois", et ce, "dans un contexte de contestation sociale majeure", sur fond "d'inégalités sociales", d'une politique macroniste qui n'a fait "qu'enrichir les riches" et réduire les droits des assurés, pointe Denis Gravouil, négociateur de la CGT.
[avec AFP]
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