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Arrêts maladie : le président du Medef veut que les jours de carence ne soient plus compensés par les entreprises
Interrogé dans "Les 4 vérités", le président du Medef, Patrick Martin, a suggéré que certains jours de carence ne soient plus compensés par les entreprises. Une mesure qui pourrait, selon lui, avoir un réel "effet comportemental" sur les salariés.
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Vendredi 18 septembre, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé le lancement prochain de discussions avec les partenaires sociaux sur la question des arrêts maladie, en vue d'une "réforme ambitieuse". Selon Les Echos, le Gouvernement espère que ces discussions permettront de dégager "au minimum 600 millions d'euros sur ce poste de dépenses".
"Bien sûr qu'il faut faire des économies sur les arrêts de travail", a déclaré le président du Medef, ce mardi, sur le plateau des "4 vérités" (France 2). Au-delà de "l'effet de base", il y a une hausse "suspecte" du nombre d'arrêts de courte durée, a pointé Patrick Martin. Ce dernier s'est toutefois opposé à toute mesure faisant "supporter aux entreprises et aux salariés, à travers les complémentaires santé, ce que l'assurance maladie de base ne prendrait plus en charge".
Le chef de file de la première organisation patronale a évoqué l'idée d'instaurer "des arrêts maladie dits 'd'ordre public' [qui] ne soient plus remboursés ni par le régime de base, ni par les complémentaires santé". En pratique, une telle mesure pourrait conduire les entreprises à ne plus compenser les jours de carence des salariés. Du moins, "dans certaines limites", a-t-il précisé.
"Je me garde de généraliser, évidemment, mais on sait bien, et ça crée des tensions dans les entreprises, que certains salariés peuvent être tentés de prendre des arrêts maladie qui ne sont pas parfaitement justifiés, si ça ne leur coûte rien. C'est-à-dire que c'est pris en charge par l'entreprise plutôt que par l'assurance maladie. [Il n'y a] aucun effet comportemental."
Le patron du Medef s'est toutefois gardé de parler "d'open bar [sur les] arrêts maladie". Une expression prononcée par Edouard Philippe, lors d'un débat organisé fin août par le Medef. "Je ne l'endosse pas, mais on voit bien, et les salariés eux-mêmes voient bien qu'il y a une dérive de la part de certains de leurs collègues qui considèrent effectivement avoir un droit aux arrêts maladie alors que leur état de santé ne le justifie pas forcément", a indiqué Patrick Martin sur France 2.
[avec France 2]
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