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Crises sanitaires : les salariés des agences publiques dans la rue pour défendre leurs missions
Près de 200 salariés d'agences et opérateurs publics, dont Santé publique France, ont manifesté jeudi aux abords de l'Assemblée nationale pour dénoncer les démantèlements et réorganisations en cours, alors que les défis sanitaires se multiplient.
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"Touche pas à ma santé publique", "Gouvernement sous influence, agences en résistance"… A l'appel du collectif "Santé publique en danger", quelques 200 agents de l'Ademe, l'OFB, l'IGN* ou de Santé publique France (SPF) ont manifesté jeudi près du Palais Bourbon. Un rassemblement visant à dénoncer une remise en cause par le Gouvernement de leurs missions, de leurs emplois, du statut et de l'indépendance de ces organismes.
Ils ont notamment déploré la suppression, "en pleine vague de chaleur", d'un Groupement d'intérêt public, le GIP Epau, dont les 10 programmes nationaux (urbanisme, logement, quartiers populaires...) accompagnent "l'adaptation des territoires au changement climatique", ce qui se traduira par le "licenciement de ses 21 agents".
L'intersyndicale et des agents de SPF, qui avaient déjà manifesté début avril, ont de leur côté exigé le maintien de l'"autonomie scientifique et opérationnelle" des cellules régionales de l'agence sanitaire, ainsi que la "garantie des moyens humains et financiers nécessaires pour assurer leurs missions". Depuis fin janvier et l'annonce du transfert de certaines missions (gestion de la réserve sanitaire et des stocks stratégiques, campagnes de prévention), principalement au ministère de la Santé, ils s'inquiètent d'une "reprise en main" de Santé publique France.
"Les enjeux de santé publique, notamment à l'échelle locale, n'ont jamais été aussi complexes", font valoir les manifestants, citant la "multiplication des émergences infectieuses, l'adaptation au climat, les inégalités territoriales". Les affaiblir risque "d'accroitre les disparités en santé et de rendre l'expertise davantage dépendante des décisions politiques, au détriment de son indépendance scientifique", jugent-ils.
[avec AFP]
*Agence de la transition écologique (Ademe), Office français de la biodiverté (OFB), Institut national de l'information géographique et forestière (IGN).
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