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Dyslexie : vers un remboursement d'une application mobile

La Haute autorité de Santé (HAS) vient de donner un avis favorable au remboursement par l’Assurance maladie de Poppins, une application numérique, dans la rééducation de la dyslexie chez les enfants.

02/07/2026 Par Dre Marielle Ammouche
E-santé Pédiatrie
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L’indication exacte, telle que mentionnée par la HAS, est la "rééducation du trouble spécifique des apprentissages avec déficit de lecture (dyslexie) par un entraînement cognitif et rythmique chez les patients âgés de 7 à 11 ans dans le cadre du niveau 1 de recours aux soins (soins primaires) et en complément d’une rééducation orthophonique bimensuelle pour ce trouble".

Cette décision intervient dans le cadre de la prise en charge anticipée de dispositifs médicaux numériques innovants (Pecan) ; ce qui constitue une première pour un dispositif médical numérique. 

La dyslexie est un trouble fréquent, puisqu’elle concerne 3,5 à 6,6 % des enfants. Mais sa prise en charge se heurte à des difficultés d’accès aux orthophonistes. Pourtant il est actuellement bien acquis que la prise en charge doit être la plus précoce possible pour être la plus efficace possible. 

Dans ce contexte, la thérapie numérique Poppins a démontré son intérêt. Elle se présente sous forme de jeu, à pratiquer 20 minutes par jour, 3 à 5 fois par semaine. Elle est basée sur des exercices de langage écrit et de rythme. 

Mais Poppins ne se substitue par à l’orthophoniste, elle prolonge son travail, en apportant à domicile "un entraînement intensif, encadré et en autonomie" souligne l’entreprise dans un communiqué. Poppins "permet d’apporter de la régularité, de la continuité et de l’engagement dans un parcours de soins qui reste profondément humain", ajoute François Vonthron, CEO et cofondateur de Poppins.

Cette application médicale est le fruit de 9 années de recherche. Et son programme de développement a été conçu comme pour tout dispositif médical, de façon à être capable de s’intégrer dans le parcours de soin des enfants dyslexiques.

Il comporte 2 études cliniques, dont a première, contrôlée en double aveugle contre placebo, et publiée dans Scientific Reports, a montré une amélioration significative de la lecture, tant en vitesse qu’en précision, par rapport au groupe contrôle. La seconde, randomisée et contrôlée auprès de 306 patients a mis en évidence que l’association de Poppins et de l’orthophonie bimensuelle permettait une amélioration de la fluidité de lecture supérieure à celle de l’orthophonie hebdomadaire seule, après 12 semaines. 

L’entreprise Poppins espère une publication de l'arrêté de remboursement au Journal officiel, d'ici l'automne 2026, pour une durée d'un an. 

Dans ce cas, Poppins pourra être prescrit par un médecin pour une durée de trois mois renouvelables. "Les orthophonistes pourront également le prescrire dès la modification de l'arrêté du 20 janvier 2026 qui fixe la liste des dispositifs qu'ils sont autorisés à prescrire et renouveler", précise l’entreprise.

Références :

D’apprès un communiqué de Poppins (1er juillet). AFP

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

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OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus

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DELA LIE
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Est il prévu que la prise en charge soit conditionnée à la régularité de l'utilisation (seul moyen d'être efficace, comme l'abonnement à la salle de gym !) Si c'est gratuit sans contrepartie, pour le patient, je vais crouler sous les demandes pour rien !
 
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