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Quatrième année de médecine générale : les doyens alertent sur le financement
À l’approche de la mise en place de la réforme de la quatrième année d’internat en novembre 2026, la conférence des doyens de médecine exprime plusieurs inquiétudes, principalement liées au sujet financier.
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La réforme de la quatrième année de médecine générale se dessine au fur et à mesure que le sablier s’écoule. En novembre 2026, environ 3600 internes obtiendront le statut de docteurs juniors. Une nécessité selon la conférence des doyennes et des doyens qui se dit "extrêmement engagée" sur le sujet. Toutefois, plusieurs limites apparaissent selon ces derniers. "La première vigilance, c'est les flux financiers, indique Isabelle Laffont, présidente de la conférence des doyens et des doyennes de médecine, à l'occasion d'une conférence de presse. Actuellement, l'argent destiné à payer ces praticiens agréés transite par les CHU. Donc, cela passe par l’ARS, puis par le CHU et enfin par l’université. Cette étape CHU n'a pas d'intérêt puisque les CHU ne rémunèrent pas [les MSU]." Les doyens réclament donc que l’argent arrive directement dans les universités.
"Les difficultés financières des universités sont telles qu’il est impensable d’avancer l’argent s’il ne nous est pas adressé en amont. Et cela suppose que l’argent nous soit versé directement", poursuit la présidente de la CDD qui prévient : "Si rien n’est fait [...] ça peut aller jusqu’à des retards de rémunération des PAMSU."
"Rémunérer correctement les Pamsu"
Toujours sur le volet financier, les doyens sont également inquiets au sujet des primes qui sont censées former une bonne partie de la rémunération des MSU. "Nous demandons que l'ARS, et notamment la caisse d'assurance maladie, nous préparent à cette sélection des primes et nous donnent l'information en amont pour pouvoir rémunérer correctement les Pamsu. Sans quoi nous n'arriverons pas à le faire au niveau des universités."
Enfin, ultime point de vigilance : la soutenabilité du système. Le financement des MSU nouvellement recrutés va "incomber aux universités et aux UFR de santé sans qu'aucun moyen supplémentaire ne nous soit alloué, en particulier en frais de gestion, en personnel administratif et en flux financiers."
En plus de ces sujets, les doyens disent avoir un regard sur le recrutement des MSU et sur leur répartition. "C'est très hétérogène d'une région à l'autre, il y a des régions où la répartition territoriale des PAMSU peine un peu à se mettre en place, malgré les efforts déployés par les UFR et leurs départements."
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