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"Touche pas à mon agence !" : 350 personnes réunies devant l'Assemblée pour défendre Santé publique France
Près de 350 personnes ont manifesté mardi 7 avril aux abords de l'Assemblée nationale, à l'appel notamment des syndicats de Santé publique France, pour dénoncer le "recentrage stratégique" de l'agence sanitaire défendu par le Gouvernement.
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"Touche pas à mon agence!", "Santé publique France, refusons le silence", ont clamé des salariés rassemblés pour "dire NON au projet de démantèlement", à l'appel d'une intersyndicale (CGT, CFDT, UNSA, SNAPA) et du collectif des agents de SpF "Santé publique en danger".
Depuis janvier, personnels et représentants de SpF s'inquiètent du projet gouvernemental d'amputer l'agence de deux missions : les campagnes de prévention et la gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire, transférées principalement au ministère de la Santé.
Ils étaient donc près de 350 aux abords de l'Assemblée nationale ce mardi 7 avril après-midi. Une mobilisation "inédite", selon eux, également marquée par une journée de grève et le soutien d'un collectif réunissant les syndicats de 16 agences et opérateurs d'Etat (Anses, OFB, Météo France...).
La communication gouvernementale n'a rien à voir avec les campagnes de prévention santé
Une délégation a été reçue à la commission des Affaires sociales. "L'Assemblée nationale est dépossédée du débat autour de la santé publique : on nous retire des missions essentielles par décisions interministérielles", a dit à l'AFP Olivier Delmer, un représentant du personnel au conseil d'administration de SpF. "Mais la communication gouvernementale n'a rien à voir avec les campagnes de prévention santé, qui nécessitent que soient réunies des compétences: la surveillance épidémiologique, les spécialistes des comportements de santé et ceux de la communication en santé", a-t-il ajouté.
Pour le député écologiste Hendrik Davi, administrateur de SpF, "ce projet extrêmement grave" va affecter "la confiance des citoyens" envers les campagnes de prévention, cruciale sur la "vaccination" notamment. Luc Ginot, ex-directeur de la santé publique à l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France, a déploré un retour "à une vision autoritaire de la santé publique, des années 1950, qui n'a jamais marché". Le Pr Serge Hercberg, nutritionniste cocréateur du Nutri-Score, a pointé "une volonté politique de reprendre en main un certain nombre de messages qui déplaisent à des opérateurs économiques. On l'a vu avec les campagnes "Dry january" censurées; demain, cela peut être sur le tabac, l'environnement, le Nutri-Score... Ce serait dramatique".
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