Covid : moins de 50% des personnes éligibles ont fait leur dose de rappel

04/10/2022 Par Marion Jort
Santé publique
La proportion de personnes ayant reçu un deuxième rappel de vaccin anti-Covid est insuffisante et doit être relevée, a indiqué la Pr Elisabeth Bouvet, présidente de la Commission technique des vaccinations à la Haute autorité de santé, alors que démarre une nouvelle campagne de vaccination.

  Alors que tous les indicateurs épidémiologiques sont en hausse concernant la circulation du Covid et que la France fait face à une huitième vague, 700 nouvelles hospitalisations sont enregistrées par jour par Santé publique France. Cette vague est "réelle" mais "ne nous inquiète pas", a tenu à rassurer la Pr Brigitte Autran, présidente du Covars qui a succédé au conseil scientifique, invitant les Français à "se vacciner" s'ils sont à risque et à "recommencer à porter les masques dans les transports et dans tous les endroits peuplés". Une nouvelle campagne de vaccination vient, en effet, d’être lancée à destination de 17 millions de personnes : les plus de 60 ans, les résidents d'Ehpad, les immunodéprimés, les femmes enceintes et les soignants sont incités à recevoir une dose supplémentaire de sérum anti-Covid, avec des vaccins adaptés à Omicron. Chez les personnes éligibles, "on est seulement à moins de 50% qui ont fait leur deuxième rappel", a de son côté alerté la Pr Elisabeth Bouvet, présidente de la Commission technique des vaccinations à la Haute autorité de santé, invitée de France info lundi 3 octobre. "Il faut corriger ça puisqu'il y a actuellement une nouvelle vague épidémique" et que "les facteurs de risque et la vulnérabilité vis-à-vis du Covid-19 touchent toujours les mêmes personnes", a-t-elle développé. "Il est vraiment temps de procéder à un nouveau rappel avec des vaccins adaptés", a-t-elle insisté. 

Avec les nouveaux vaccins de Moderna et de Pfizer/BioNTech adaptés aux sous-variants d'Omicron, "on peut espérer une protection encore plus importante et de durée plus importante", estime-t-elle. Et "ce qui est vraiment important, c'est de protéger les personnes fragiles", "ce n'est pas de vacciner la population générale qui n'a pas de risque, qui peut bien sûr s'infecter, mais qui ne fera pas de formes graves", a encore défendu l’immunologiste.  A ses yeux, "il est possible qu'on arrive à quelque chose de régulier pour les personnes fragiles", avec une injection faite "régulièrement, périodiquement", afin de "remonter l'immunité". [avec AFP] 

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