Covid: les tests salivaires rapides jugés pas assez fiables tranche la HAS

30/07/2021
Santé publique
La Haute autorité de santé (HAS) a estimé mercredi 28 juillet que les tests salivaires rapides de dépistage du Covid-19 "présentent des performances trop hétérogènes", et "suspend" donc sa recommandation de prise en charge de ces dispositifs par la Sécurité sociale. 
 

Remboursés depuis début janvier, suite à une recommandation de la HAS en date du 28 novembre, les tests salivaires ont finalement été jugés, avec du recul, trop peu fiables. “De nouvelles données disponibles (...) révèlent une grande variabilité des résultats obtenus, remettant en cause leur efficacité. Par ailleurs, des alternatives fiables présentant les mêmes niveaux d'acceptabilité ou de rapidité existent désormais", explique la HAS dans un communiqué. L’instance préconisait, en novembre dernier, son utilisation uniquement "chez les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable". 

Cette recommandation avait, par ailleurs, été prise "compte tenu de l'intérêt potentiel du produit - technologie rapide et non invasive - et du contexte sanitaire", mais "les données de performances diagnostiques disponibles étaient issues d'une seule étude portée par le fabricant et présentaient des biais méthodologiques liés aux conditions pratiques de sa réalisation", explique l'autorité sanitaire. 

Les nouvelles données de performance analysées dans le cadre de cette nouvelle recommandation portent sur quatre tests disponibles (EasyCov distribué par Skillcell, Genelyzer FII distribué par Canon Medical, ID NOW distribué par Abbott Diagnostics et OptiGene distribué par la société du même nom). Elles montrent un bon niveau de spécificité "avec des résultats de 97% à 99%". En revanche, les données de sensibilité "sont problématiques puisque ces tests présentent des résultats très hétérogènes variant de 30% à 90%, sans véritable explication", souligne la HAS. 

Les seuls tests salivaires pouvant être remboursés seront donc désormais ceux qui nécessitent une analyse en laboratoire par PCR. Quant aux situations nécessitant un résultat rapide, la HAS recommande le recours aux tests antigéniques et rappelle qu'ils peuvent être réalisés sur prélèvement nasopharyngé mais aussi sur prélèvement nasal.  
[avec AFP]  

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Marie GILARDI

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