Diagnostic du Covid : les tests salivaires plus fiables qu’attendu

26/01/2021 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Jusqu’à présent, l’utilisation des tests salivaires de diagnostic d’infection par le Sars-CoV-2 était limitée aux personnes symptomatiques pour lesquelles un prélèvement nasopharyngé était difficile voire impossible à réaliser. Mais la Haute Autorité de Santé (HAS) à réévaluer leurs performances.

Elle a réalisé une nouvelle revue systématique ainsi qu’une méta-analyse qui a porté sur 64 essais regroupant 18.931 patients. "A la lumière de cette méta-analyse, un débat scientifique a pu être tranché", affirme la HAS. Le groupe de travail a tout d’abord établi que, même en cas de résultats divergents entre deux tests RT-PCR, un salivaire et un nasopharyngé (un positif et un négatif), dorénavant, on considère que la personne est infectée. Il n’est donc plus nécessaire de contrôler les tests positifs obtenus par test EasyCov. En outre, avec cette nouvelle convention, le résultat de l’étude menée par la HAS montre que, la perte de sensibilité des tests salivaires n’est que de 2 à 11% par rapport aux tests nasopharyngés ; et ce, que ce soit en population symptomatique et asymptomatique. "Cette perte de sensibilité reste toutefois acceptable et conforme aux exigences de performance clinique établies par la HAS, y compris pour les patients asymptomatiques." Les experts soulignent cependant "d’importants problèmes d’hétérogénéités de ces tests". Au vu de ces données, un avis sur les conditions de réalisation de ces tests, leurs indications et leur place dans la stratégie de prise en charge de l’infection à Sars-CoV-2 devrait être publié prochainement.

5 débatteurs en ligne5 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Histoire
De jeune médecin inconnu à bourreau… Un historien retrace le parcours de Mengele, "l'Ange de la mort"
07/05/2026
0
Témoignage
Après la leucémie de son fils, elle se lance dans des études de médecine : "J'ai voulu redonner ce qu’on m...
05/05/2026
3
Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2