Covid : 4,5% des Français de métropole avaient des anticorps en mai

09/10/2020 Par Sandy Bonin
Santé publique
D'après une enquête de la Drees et de l'Inserm, environ 4,5% de la population de France métropolitaine, âgée de 15 ou plus, avaient en mai dernier des anticorps prouvant une infection passée au Covid-19.

  "Cette séroprévalence nationale, c'est-à-dire la proportion des personnes qui ont développé des anticorps contre le virus, est proche de celle observée dans les pays européens pour lesquels des données de même type sont disponibles. Elle est cohérente avec les estimations déjà publiées en France", indique la Drees dans son enquête*. Cette proportion "est la plus élevée à Paris (9,0 %), dans les départements de la petite couronne (9,5 %) et le Haut-Rhin (10,8 %)", endroits les plus touchés par la première vague de l'épidémie, en mars-avril.  A l'inverse, les régions où cette proportion est la plus basse sont la Bourgogne-France Comté (1,5%), la Normandie (1,9%), l'Occitanie (1,9%) et la Nouvelle-Aquitaine (2%).   

Ces ordres de grandeur, qu'on retrouve dans toutes les enquêtes mondiales de ce type, sont jugés trop faibles pour atteindre une immunité collective, dont il est communément admis que le seuil se situerait autour de 70%. Toutefois, ces enquêtes de séroprévalence ne prennent pas en compte un autre mécanisme de défense immunitaire, l'immunité cellulaire (basée sur des cellules, les lymphocytes, et non les anticorps), dont nombre de chercheurs pensent qu'il pourrait jouer un rôle important contre le Covid-19.    Selon l'enquête, "le fait de vivre dans une commune à forte densité urbaine, d'exercer une profession dans le domaine du soin ou de vivre avec un nombre élevé de personnes dans le même logement sont associés à un risque plus élevé d'avoir un test positif".      *Cette enquête, baptisée EpiCov, a été élaborée par l'Inserm et la Dress, en collaboration avec l'agence sanitaire Santé publique France et l'Insee. Parmi les 370.000 personnes incluses dans l'enquête, 12.400 ont effectué un test de sérologie via un autoprélèvement à domicile. Les résultats ont ensuite été extrapolés à l'ensemble de la population française.   [Avec AFP]

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