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Ces labos appellent à "faire de la pharmacie la porte d'entrée des soins du quotidien"

En vue de l'élection présidentielle de 2027, l'association de laboratoires pharmaceutiques Nères a élaboré 16 propositions chiffrées "pour répondre à la fracture sanitaire". 

21/09/2026 Par Louise Claereboudt
Médicaments
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2,45 milliards d'euros. C'est le montant des économies qui pourraient être générées chaque année par la Sécurité sociale grâce à la mise en œuvre de 16 mesures "rapidement déployables", chiffre Nères. L'organisation, qui représente les laboratoires produisant et commercialisant des produits (médicaments, dispositifs médicaux…) de premier recours accessibles en pharmacie sans ordonnance, a souhaité contribuer au débat présidentiel en soumettant 16 propositions. Son ambition : "construire un système de santé plus accessible, plus préventif et plus résilient". 

"Fruit de plus d'un an de travaux associant acteurs de terrain, experts, professionnels de santé et industriels, cette contribution […] repose sur un choix assumé : partir des difficultés rencontrées par les Français plutôt que des attentes d'une filière industrielle ou d'une catégorie d'acteurs de santé", souligne Nères dans son livret. L'association a ainsi souhaité mettre la priorité sur l'accès aux soins, préoccupation majeure des Français, en commençant par deux mesures coûteuses mais que l'association identifie comme des investissements sur l'avenir.

Outre l'augmentation des capacités de formation de médecins et de pharmaciens – une dépense chiffrée à 1 milliard d'euros –, Nères plaide pour un déploiement "généralisé" de la téléconsultation dans les pharmacies implantées dans les déserts médicaux. "Cette organisation ne remplace évidemment pas la médecine de proximité, assure l'association. Elle offre une réponse immédiate lorsque celle-ci fait défaut et permet au pharmacien d'accompagner le patient vers la prise en charge la plus adaptée."

Surtout, Nères appelle à faire de la pharmacie, la porte d'entrée du système "pour les maux du quotidien, la prévention et les actes simples". Une mesure qui permettrait de réaliser plus de 500 millions d'euros d'économies selon l'association. Le pharmacien serait "le référent" de ces situations, et le médecin pourrait se concentrer sur "le suivi des cas les plus complexes". Il convient pour cela de mettre en œuvre une véritable "stratégie des soins du quotidien", en identifiant "les pathologies que le pharmacien pourra demain traiter directement, puis adapter en conséquence les médicaments qu'il peut délivrer sans ordonnance – sans remettre en cause leur remboursement lorsqu'ils sont prescrits par le médecin".

Cette mesure devra être couplée à une campagne d'information nationale afin de "mieux faire connaître les situations pouvant être prises en charge directement en pharmacie". Nères suggère également de créer une "franchise à l'ordonnance", "qui se substituera à une augmentation des franchises actuelles". 

L'association défend également un accès direct "encadré" au médecin spécialiste "pour un problème de santé déjà rencontré et suivi par le passé". Une évolution qu'elle juge "pragmatique". Toujours dans cette logique de libérer du temps médical, Nères appelle, comme d'autres l'ont fait avant elle, à instaurer une taxe "lapin" d'un montant de 30 euros en cas de rendez-vous non honoré "sans annulation préalable". Cette taxe permettra "de responsabiliser les patients tout en limitant les consultations perdues", espère l'organisation. Economies attendues : 400 millions.

Autre volet du livret de Nères : la prévention. Les laboratoires appellent, entre autres, à mieux prendre en charge les douleurs des femmes, et défendent un renforcement du rôle du pharmacien "dans le repérage des situations à risque et la création d'un rendez-vous de prévention consacré à la santé menstruelle", lequel pourrait être proposé dès l'adolescence. Le pharmacien devrait aussi être mis à contribution pour lutter contre la progression des IST chez les jeunes.

Nères propose aussi : une taxe sur les produits ultratransformés, la création d'un bilan parodontal à 20 et 30 ans pris en charge par les complémentaires, ou encore le déploiement d'équipes mobiles de prévention sur le terrain, "notamment en ruralité" ou dans les "quartiers prioritaires".

Enfin, Nères appelle à consolider la souveraineté sanitaire et industrielle de la France. S'agissant des médicaments, "la France doit retrouver des capacités de production à la hauteur des enjeux", estiment les laboratoires. "Cela suppose que produire en France redevienne un choix économique gagnant pour notre industrie, notamment en prenant mieux en compte les coûts de production française dans le prix des médicaments." Les "outils fiscaux" et "les marchés" doivent accompagner cet objectif, insistent-ils. 

"Relocaliser la production ne dépend pas uniquement des entreprises, soulignent-ils. […] Les investissements industriels se décident sur plusieurs années. Ils nécessitent une visibilité que des évolutions réglementaires et fiscales permanentes rendent parfois difficile", avance l'association, qui appelle à une meilleure coordination entre les politiques françaises et européennes et à une limitation de "l'inflation normative". 

Il convient, enfin, d'"identifier les secteurs et produits stratégiques", de "cartographier leurs dépendances" et de "mettre en place un régime fiscal incitant à investir dans le renforcement des capacités de production en France", conclut Nères. 

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4 débatteurs en ligne4 en ligne
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B M
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
conseils déplacés, simplistes, farfelus, gestes simples tout comme les pros mais isolé pour décider de quel vrai médicament il pourra vendre en plus des potions, pilules et crêmes comsmétiques...léger conflit d'intérêt en santé. Faire comme les médecins, mais sans les études, juste au feeling, en fonction des lectures ou powerpoint du WE, et aux dires des patients (comme au Canada!). Lol. Depuis ce pdr, ils ne doutent de rien. Argent! argent ! argent!!!!!
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d a
1,6 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Ben voyons. Les mêmes labos veulent bien ne plus rien vendre qui ne soit pas dans les recos HAS ?
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FRANCOIS LAISSY
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
Association fric organisé : il manque la conclusion : et si on supprimait les médecins ?
 
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