"Si elle avait supprimé le numerus clausus, il y aurait 15.000 médecins de plus" : quand Véran tacle Pécresse [VIDÉO] | egora.fr
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"Si elle avait supprimé le numerus clausus, il y aurait 15.000 médecins de plus" : quand Véran tacle Pécresse [VIDÉO]

Lors de l’examen du projet de loi de renforcement des outils de gestion de la crise sanitaire, Olivier Véran a rappelé aux députés Les Républicains que 15.000 médecins supplémentaires auraient pu être formés en quinze ans si Valérie Pécresse avait supprimé le numerus clausus quand elle était ministre de l’Enseignement supérieur.  

 

Le constat est sans appel depuis le début de la crise sanitaire : il manque des médecins, et plus globalement, des professionnels de santé. Si à l’Assemblée nationale, les députés le rappellent régulièrement aux membres du Gouvernement, décision a néanmoins été prise en 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur de supprimer le numerus clausus. Ce dernier, désormais remplacé par un numerus apertus qui fixe pour cinq ans des objectifs de formation d’étudiants en médecine sur un territoire donné, permet la formation de plus de 1000 carabins supplémentaires cette année.  

Interrogé par le député LR Aurélien Pradié à l’Assemblée nationale, lors de la première séance sur l’examen du projet de loi de renforcement des outils de gestion de la crise sanitaire lundi 3 janvier, Olivier Véran n’a pas manqué l’occasion de tacler la candidate à la présidentielle Valérie Pécresse sur le sujet. “Monsieur Pradié, vous direz à Valérie Pécresse qui disait ce matin qu’elle regrettait que le numerus clausus soit une catastrophe pour les médecins depuis dix ans…  Vous lui direz que les médecins qui sortent aujourd’hui sont des médecins qui sont entrés en première année de médecine quand elle était ministre des universités”, débute-t-il au micro de l’hémicycle, faisant référence à son rôle de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche entre 2007 et 2001, dans le premier Gouvernement Fillon. L’actuelle présidente de la Région Île-de-France est notamment à l’origine de la réforme de l'autonomie des universités. 

“Si à l'époque elle avait supprimé le numerus clausus, ce que cette majorité a fait, aujourd’hui il y aurait 15.000 médecins de plus dans le pays. Vous imaginez combien de réanimateurs ça nous fait en plus ? Dites-lui, elle l’a oublié”, a ensuite poursuivi Olivier Véran, sous l’acclamation de la majorité.  

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