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Budget de la Sécu à l'Assemblée : ce qui risque de vous tomber dessus

L'Assemblée nationale a entamé ce mardi l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019. Selon Agnès Buzyn, ce deuxième projet de budget de l'ère Macron se donne l'ambition d'"investir pour réorganiser le système de santé" et "protéger les plus fragiles". Doté d'un Ondam de 2,5 %, la "maladie" hérite de moyens de régulation renforcés. Les médecins libéraux redoutent le retour de la maîtrise comptable et le démantèlement de leur champ d'activités.

Il s'agit d'un texte de plus de 50 articles et d'un millier d'amendements, qui sera débattu toute la semaine. Un vote solennel est attendu pour le mardi 30 octobre.

Ce deuxième budget de l'ère Macron est présenté en équilibre, et même en léger excédent, ce qui représente une première depuis 18 ans. Ceci, pour la branche maladie, au prix d'un effort de 3,8 milliards d'euros d'économies demandé au monde de la santé sur l'évolution prévisible des dépenses, et d'une économie sur les prestations sociales de 1,8 milliard, impactant notamment les familles et les retraités. Ces derniers devant subir, après la ponction de la CSG, une moindre revalorisation des pensions par rapport à l'inflation. Un amendement déposé par des députés LREM prévoit cependant que la hausse de 1,7 point de CSG serait annulée pour les retraités touchant moins de 1.600 euros par mois et augmentée au-delà de 3.000 euros. Néanmoins, la "maladie" bénéficie d'un Ondam bonifié de 400 millions d'euros, à 2,5 %, pour permettre notamment, de financer la réforme.

Pour Agnès Buzyn, ce PLFSS a une "double ambition" : "investir pour réorganiser notre système de santé" et "protéger les plus fragiles, notamment en améliorant le recours aux soins et la réponse aux besoins de santé".

Parmi les mesures phares : la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires ou l'extension de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) qui doit permettre aux plus vulnérables d'avoir "une couverture pour moins de 1 euro par jour". Et même moins pour les jeunes, les étudiants et certains retraités. "Il s'agit d'une mesure sociale de grand ampleur", a défendu mardi matin Olivier Véran, le rapporteur général (LREM) du PLFSS devant l'Association de journalistes de l'information sociale (Ajis). Près de 2,5 millions de Français vont en profiter, cela représente pour l'assurance maladie un effort entre 300 et 400 millions par an. Il y avait un taux de non-recours très élevé, et cette mesure sociale permettra aux retraités, avec une meilleure couverture, une économie de 30 euros par mois".

Ce budget met également en place le reste à charge zéro sur certaines lunettes, prothèses dentaires ou auditives d'ici 2021, baptisé "100 % santé" par le Gouvernement. "Il s'agit d'une promesse phare du candidat Macron, qui a été bouclée plus tôt qu'initialement prévu dans le calendrier", a rappelé Olivier Véran. Néanmoins, dans l'opposition, certains pointent une mesure "en trompe-l'oeil" et s'inquiètent d'un...

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