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Un psychiatre poursuivi devant l'Ordre pour avoir dérapé sur Linkedin
Le psychiatre était poursuivi devant la chambre disciplinaire de première instance de l'Ordre des Pays de la Loire après avoir publié des propos "inappropriés" sur le réseau social, en réaction à des attaques visant la spécialité.
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Un médecin peut-il être poursuivi devant l'Ordre pour des propos publiés sur les réseaux sociaux ? La réponse est oui, comme le prouve l'exemple d'un psychiatre du Mans, convoqué mercredi 14 octobre devant la chambre disciplinaire de première instance de l'Ordre des Pays de la Loire, pour avoir eu des "mots durs voire insultants" sur LinkedIn.
Cette affaire, relevée par actu Le Mans, a débuté après le dépôt d'une plainte auprès du CDOM de la Sarthe par un homme. Ce dernier dénonçait les propos tenus par le psychiatre sur le réseau social professionnel. Les mots, publiés sur un fil de discussion, étaient "particulièrement choquants et indignes" concernant le "suicide d'un vétéran de guerre", "ponctués de [l'abréviation] MDR [mort de rire, NDLR]", selon le plaignant. Les propos exacts ne sont pas précisés.
Auprès du CDOM, le praticien s'est défendu, indiquant avoir réagi avec "spontanéité" et "ironie". Il se serait "laissé emporter", notamment après avoir vu des commentaires attaquant la profession de psychiatre, rapportent nos confrères d'actu Le Mans.
Le CDOM de la Sarthe, pour qui les propos tenus par le praticien sont "inappropriés" et donnent "une mauvaise image de la profession de médecin", s'est associé à la plainte.
Devant la chambre disciplinaire de première instance, l'avocat du médecin a rappelé que le plaignant n'était pas un patient du praticien, ni visé par les propos publiés sur LinkedIn. Ce dernier est donc "étranger" au dossier, a soutenu l'avocat, jugeant sa plainte "irrecevable".
De plus, si les propos de son client n'étaient "pas drôles" et "inappropriés", ils ne constituent toutefois pas un "manquement" déontologie, a également avancé l'avocat, qui a par ailleurs pointé les propos tenus par d'autres internautes dans le fil de discussion. Certains auraient, en effet, directement attaqué la profession de psychiatre, considérant ces derniers comme des "assassins" ou des "charlatans", coupables de "corruption" avec l'industrie pharmaceutique.
La décision de la chambre disciplinaire est attendue dans les prochaines semaines.
[avec actu Le Mans]
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