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Les infections à virus du Nil occidental continuent à progresser en France

Les infections à virus du Nil occidental (West Nile Virus, WNV) continuent de progresser en France. Au 12 octobre 2026, 178 cas autochtones d’infection étaient recensés dans l’Hexagone, soit une augmentation de 17 cas par rapport à la semaine précédente, précise Santé publique France (SPF) dans son dernier bilan daté du 14 octobre. 

16/10/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Infectiologie
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Par comparaison, seuls 62 cas avaient été observés sur l’ensemble de la saison 2025, dont 60 formes neuro-invasives, souligne le Conseil national de l’Ordre des médecins.

Les régions concernées sont la Provence-Alpes-Côte d'Azur (3 départements), l’Occitanie (7 départements), l’Île-de-France (7 départements), l’Auvergne-Rhône-Alpes (4 départements), la Nouvelle-Aquitaine (département de la Gironde), les Pays-de-la-Loire (3 départements), le Centre-Val-de-Loire (département du Loiret) et la Corse (2 départements). "Pour 17 cas, aucun lieu précis de contamination n’a pu être identifié", précise SPF. 

Cette "circulation exceptionnelle du virus du Nil occidental" est aussi observée en Europe, et notamment en Italie et en Grèce, complète le Conseil national de l’Ordre. Et le virus circule également activement parmi les animaux : chevaux, oiseaux et moustiques.

Selon la Direction générale de la Santé (DGS), du fait de la persistance de circulation des moustiques vecteurs du genre Culex durant l’automne, "la saison à risque n’est pas terminée : la surveillance renforcée des arboviroses se poursuit jusqu’au 30 novembre". Cependant, il n’existe pas de transmission interhumaine pour ce virus. 

La DGS rappelle que l’infection à WNV est asymptomatique dans 80 % des cas. 

Le symptôme les plus fréquent est la fièvre, sans autre point d’appel. Des piqures de moustiques et surtout des troubles neurologiques doivent attirer l’attention. En effet, des formes neuro-invasives peuvent survenir, même si elles sont rares (moins de 1 % des cas) ; elles touchent surtout les sujets âgés et immunodéprimés. Ainsi, "tout patient fébrile présentant des signes neurologiques doit être orienté sans délai vers l’hôpital, via le centre 15", insiste la DGS. 

Le diagnostic biologique repose sur la prescription d’une RT-PCR West Nile sur sang/urines jusqu’à 7 jours après le début des signes et une sérologie à partir du 5ème jour.

Il n’y aucun vaccin ni traitement spécifique. Et tout cas confirmé ou probable doit faire l’objet d’un signalement aux agences régionales de santé.

Références :

Santé publique France (14 octobre) ; Conseil national de l’Ordre des médecins (12 octobre ; Direction générale de la Santé (8 octobre).

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Pascale Debenest

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