@VolumeThings/stock.adobe.com/généré avec IA.
Un médecin généraliste va être jugé pour des agressions sexuelles sur 21 patients
Un médecin généraliste installé en Loire-Atlantique sera jugé devant le tribunal correctionnel de Nantes pour des agressions sexuelles sur 21 patients présumés. Les faits se seraient déroulés pendant plus de dix ans, révèlent nos confrères de Ouest-France.
@VolumeThings/stock.adobe.com/généré avec IA.
Pendant plus d'une dizaine d’années, un médecin généraliste, installé en Loire-Atlantique, aurait agressé sexuellement des patients masculins au sein de son cabinet. Une affaire, relatée par nos confrères de Ouest-France, qui concerne 21 victimes potentielles, identifiées après une information judiciaire de plus de quatre ans. Ces dernières ont entre 14 et 25 ans.
Peu importe le motif de la consultation, le médecin généraliste effectuait un examen complet, "du haut vers le bas", indiquent les victimes, citées par Ouest-France. Puis le caleçon du patient était baissé "sans prévenir". L’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, que nos confrères ont pu consulter, indique, ensuite, une palpation des testicules, des questions sur la sexualité du patient, sur ses érections ou sa consommation de vidéos pornographiques. Certains témoignages parlent également de masturbations.
Les victimes potentielles n'avaient connu que ce médecin, indique Ouest-France, quand d'autres étaient vulnérables. Des expertises psychologiques ont été effectuées. On y parle d'un "traumatisme grave et avéré. […] L'intéressé était en incapacité de réagir face à l'agression en raison de son état de sidération."
Face à ces accusations, le médecin s'est décrit comme étant "de la vieille école", souhaitant faire un examen complet pour prévenir certains risques de cancers. Concernant les masturbations, elles étaient censées "donner confiance" et "valoriser" le patient. Puis il a reconnu des actes "inexplicables" et "dérapages tout à fait inappropriés".
Les expertises liées à l'affaire indiquent que "les bonnes pratiques" ne préconisent pas d'examen systématique des parties génitales, sauf signe clinique particulier, que "la masturbation n’est pas un acte médical" et que "le consentement du patient est indispensable avant tout examen génital."
Le généraliste devrait être jugé par le tribunal correctionnel de Nantes. Il a été suspendu et interdit d'exercer la médecine dès le début de l'enquête.
[avec Ouest-France]
La sélection de la rédaction
Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?
Herve Koskas
Non
Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus