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Un chirurgien esthétique interdit d’exercer pendant six mois pour avoir fait la promotion de sa marque de cosmétiques

15/01/2024 Par Mathilde Gendron
Déontologie
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La chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins a condamné un chirurgien esthétique de Lyon (Rhône) à un an d’interdiction d’exercice dont six mois avec sursis pour avoir fait la promotion de sa marque de cosmétiques. Sa suspension a pris effet  à partir du 1er janvier 2024.  

 

Depuis le 1er janvier 2024, un chirurgien esthétique lyonnais est interdit d’exercice pour une durée de six mois, soit jusqu’au 1er juillet. Cette sanction intervient à la suite d’une décision de la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins. Le 23 septembre dernier, elle avait condamné le praticien à un an d’interdiction d’exercer la médecine dont six mois avec sursis. Elle avait déjà prononcé un blâme en décembre 2020 contre le chirurgien. Mais le Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Rhône avait demandé de "prononcer une sanction plus sévère". 

Le praticien était en effet à la fois chirurgien esthétique dans une clinique et cofondateur d’une entreprise de cosmétiques pour laquelle il faisait la promotion de ses produits, en utilisant son titre et son expertise. Dans sa décision, consultée par nos confrères de la Tribune de Lyon, l’instance ordinale précise que sur les réseaux sociaux, la marque du médecin mentionne par exemple que c’est "la première marque française issue d’une clinique de chirurgie esthétique" qui est "développée par des médecins experts afin de préparer, prolonger ou optimiser les soins effectués au cabinet ou en clinique…" Le nom du médecin était également présent sur le site de la marque. 

"Il est établi des liens directs entre les activités médicales et commerciales [du médecin]. [Lui et le centre chirurgical] ont donné un caractère commercial à leur pratique médicale. Ils ont tiré profit de leurs prescriptions et de leurs conseils médicaux, ont mis en œuvre une démarche publicitaire de nature à induire en erreur le public et à porter atteinte à l’exigence de confiance des malades envers les médecins", conclut la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. 
 
Contacté par nos confrères, le chirurgien n’a pas souhaité répondre. 

[Avec La Tribune de Lyon

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B M
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 3 ans
2 poids 2 mesures: ce gouvernement a voulu introduire le commerce et la publicité dans le milieu médical, afin notamment de favoriser l'essor des téléconsultations. Les mutuelles et autres start-up lucratives s'en donnent à cœur joie. Mais un médecin ne peut pas faire de pub pour ce qu'il a crée ou investit...... ok.
 
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