Prison pour le patient qui a tenté d'étrangler un médecin avec son stéthoscope

10/11/2023 Par Mathilde Gendron
Faits divers / Justice
Le tribunal correctionnel d’Evry-Courcouronnes a condamné un homme à huit mois de prison en semi-liberté, ce jeudi 9 novembre. Il est accusé d’avoir asséné des coups de poing à un médecin urgentiste et d’avoir essayé de l’étrangler avec un stéthoscope. 

 

Ce jeudi 9 novembre, un homme a été condamné à huit mois de prison en semi-liberté par le tribunal d'Evry-Courcouronnes (Essonne). Il doit également verser 3 749 euros à la victime. 

Les faits remontent au 22 juillet dernier. Dans la soirée, un homme est placé en garde à vue pour des faits de violences. L'individu alcoolisé et sous emprise de médicaments est emmené à l’hôpital d’Arpajon. Un médecin urgentiste l’examine et indique aux gendarmes que l’état de l’homme ne lui permet pas de retourner en garde à vue. Malgré ce "diagnostic plutôt positif", selon l’avocat de la partie civile, la situation dégénère. Le prévenu, attaché au niveau des chevilles, s'en prend au médecin. Il lui assène plusieurs coups de poing et tente de l’étrangler à l’aide de son stéthoscope. Le praticien obtient une ITT de 10 jours.  

Devant le juge, le prévenu s’est excusé et assure regretter son geste : "Je suis désolé. Je ne me souviens pas [du] visage [du médecin]. Je ne me souviens même pas avoir été à l’hôpital." L’homme, déjà connu des services de police pour conduite sans permis, sous l'influence de stupéfiants et violences sur conjoint, a été placé sous contrôle judiciaire. Alcoolique, il assure avoir arrêté sa consommation. 

Pour le médecin, qui n’en est pas à sa première agression, il reconnaît que celle-ci était différente. "Il est vrai que dans notre profession, nous subissons de plus en plus d’agressions verbales. Mais là, c’était physique. À ce point-là, c’était la première fois. Depuis, je suis devenu extrêmement méfiant. Au moindre signe d’agressivité d’un patient, je m’écarte. Ça m’est resté", confie-t-il. 

La substitut du procureur à quant à elle dénoncé des faits "inadmissibles". "Ce monsieur était en garde à vue pour des violences. Il a des droits et voit un médecin. Mais en principe, c’est une situation qui incite à se tenir à carreau, faire profil bas. Le médecin agissait dans son intérêt. Ses troubles psychologiques n’entament pas sa responsabilité pénale", déplore-t-elle. 

[Avec Le Parisien

Le montant de la cotisation ordinale vous semble-t-il justifié?

Jean Denis MARZIN

Jean Denis MARZIN

Non

L'Ordre des Médecins pourrait piocher dans ses réserves et son patrimoine qui sont de 262 millions d'euro..., Voici un extrait de... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
Photo de profil de HENRI BASPEYRE
14,9 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 2 ans
semi-liberté:il recommence quand il veut!
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Insolite
Pas d'adresse ni de téléphone... A Angers, ce cabinet qui accueille les patients sans médecin traitant est un...
22/01/2026
6
"Les policiers sont venus arme à la ceinture" : médecins spécialistes en clinique, elles dénoncent des...
15/01/2026
31
Enquête
"Ne plus en faire, c'est un deuil" : pourquoi les médecins renoncent aux visites à domicile
14/01/2026
23
Pédiatrie
Moins de médecins, moins de moyens, mais toujours plus de besoins : le cri d'alerte des professionnels de la...
06/11/2025
14
Histoire
"Mort sur table" : retour sur l'affaire des "médecins de Poitiers", qui a divisé le monde hospitalier
15/12/2025
7
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2