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"L'Ordre mesure pleinement la gravité des manquements relatés dans le rapport de l'IGF" : la réponse du Cnom à Stéphanie Rist
La ministre de la Santé a indiqué, ce mardi 30 mars, prendre "acte" de la saisine de la procureure de Paris par l'IGF sur les "dysfonctionnements" et "défaillances" des ordres des médecins, des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes, pointant des "faits graves". De son côté, le Conseil national de l'Ordre des médecins a également pris "acte", et indiqué mesurer "pleinement la gravité des manquements relatés".
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"L'Ordre des médecins prend acte de la décision rendue publique, notamment la saisine de la procureure de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, ainsi que des déclarations de madame la ministre de la Santé Stéphanie Rist", indique l'institution, ce mercredi 1er avril, dans un communiqué.
"Les faits révélés sont graves. Ils appellent des réponses immédiates et une transformation en profondeur. La justice est saisie, des décisions ont été prises, et nous irons jusqu’au bout pour garantir que les ordres professionnels remplissent pleinement leur mission de protection des patients et des praticiens", a déclaré hier la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans un communiqué.
"L'Ordre mesure pleinement la gravité des manquements relatés dans le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF). Ces observations ont déjà fait l'objet de réponses circonstanciées", a poursuivi le Cnom, indiquant se tenir à la disposition des autorités pour la suite de la procédure.
"L'Ordre des médecins, ayant déjà anticipé les défis évoqués, a initié de manière proactive un vaste processus de modernisation et de réformes structurelles depuis juin 2025", se félicite l'institution qui estime répondre "en grande partie aux attentes formulées dans le rapport, en s'engageant à poursuivre ses efforts pour une amélioration de l’institution".
"La nouvelle mandature repose sur un renforcement des règles de gouvernance, une transparence accrue des pratiques financières, vise à améliorer le pilotage territorial, et à assurer un traitement plus rapide, rigoureux et traçable des procédures disciplinaires, dans le respect des exigences de protection des patients et des praticiens", se justifie le Conseil national.
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