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Neuroleptiques : l’ANSM appelle à une vigilance renforcée face au risque de constipation potentiellement grave
Les autorités sanitaires alertent sur le risque de constipation associé à l’usage de neuroleptiques. Ce risque est largement connu, mais "des cas graves continuent de nous être signalés" s’inquiète l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), dans un communiqué publié le 11 juin.
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Tous les neuroleptiques – du fait de leurs propriétés anticholinergiques - sont concernés par cet effet indésirable, qui est généralement bénin, mais qui peut s’aggraver et entrainer des complications graves, voire le décès du patient.
Les autorités soulignent donc la nécessité d’une prévention et d’une surveillance des patients.
Les praticiens sont ainsi appelés à être particulièrement attentifs aux patients âgés de 60 ans et plus "qui peuvent aussi être particulièrement sensibles aux effets anticholinergiques" rappelle l’ANSM, et aux associations de médicaments à effets anticholinergiques (en particulier les antidépresseurs imipraminiques, les antiparkinsoniens et les antispasmodiques). Pour cela, un outil type calculateur Omedit, peut être utile. Mais "seule l’échelle de coefficient d’imprégnation anticholinergique (CIA) fournit une vision exhaustive des médications à effets anticholinergiques disponibles en France" précise l’agence.
Les mesures préventives associent règles hygiéno-diététiques et traitement pharmacologique en cas de facteurs de risque.
Un trouble du transit doit être détecté précocement. Le patient doit ainsi savoir évoquer une atteinte grave sur des douleurs abdominales, des vomissement, une diarrhée paradoxale, ...
Et le traitement adapté doit alors être rapidement mis en place. Les neuroleptiques seront arrêtés "si nécessaire".
Références :
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 11 juin)
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