alerte

@mimi/ Stock.adobe.com/ Générée par IA

Neuroleptiques : l’ANSM appelle à une vigilance renforcée face au risque de constipation potentiellement grave

Les autorités sanitaires alertent sur le risque de constipation associé à l’usage de neuroleptiques. Ce risque est largement connu, mais "des cas graves continuent de nous être signalés" s’inquiète l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), dans un communiqué publié le 11 juin. 

12/06/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Psychiatrie
alerte

@mimi/ Stock.adobe.com/ Générée par IA

Tous les neuroleptiques – du fait de leurs propriétés anticholinergiques - sont concernés par cet effet indésirable, qui est généralement bénin, mais qui peut s’aggraver et entrainer des complications graves, voire le décès du patient.

Les autorités soulignent donc la nécessité d’une prévention et d’une surveillance des patients. 

Les praticiens sont ainsi appelés à être particulièrement attentifs aux patients âgés de 60 ans et plus "qui peuvent aussi être particulièrement sensibles aux effets anticholinergiques" rappelle l’ANSM, et aux associations de médicaments à effets anticholinergiques (en particulier les antidépresseurs imipraminiques, les antiparkinsoniens et les antispasmodiques). Pour cela, un outil type calculateur Omedit, peut être utile. Mais "seule l’échelle de coefficient d’imprégnation anticholinergique (CIA) fournit une vision exhaustive des médications à effets anticholinergiques disponibles en France" précise l’agence.

Les mesures préventives associent règles hygiéno-diététiques et traitement pharmacologique en cas de facteurs de risque.

Un trouble du transit doit être détecté précocement. Le patient doit ainsi savoir évoquer une atteinte grave sur des douleurs abdominales, des vomissement, une diarrhée paradoxale, ... 

Et le traitement adapté doit alors être rapidement mis en place. Les neuroleptiques seront arrêtés "si nécessaire".

Références :

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 11 juin)

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

Pascale Debenest

Non

J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Interview Syndicalisme
Les médecins généralistes "doivent passer la main" : pour Avenir Spé, les spécialistes doivent "se réemparer...
28/10/2026
26
Histoire
De jeune médecin inconnu à bourreau… Un historien retrace le parcours de Mengele, "l'Ange de la mort"
07/05/2026
1
Témoignage
Après la leucémie de son fils, elle se lance dans des études de médecine : "J'ai voulu redonner ce qu’on m...
05/05/2026
4
Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
23
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3