Décès de Naomi Musenga : le chef de service démissionne après le cinglant rapport de l'Igas

20/06/2018 Par Fanny Napolier
Faits divers / Justice

Après la polémique née de la prise en charge et du décès de la jeune Naomi Musenga aux urgences de Strasbourg, Agnès Buzyn avait commandé un rapport de l'Igas. Il vient d'être rendu et pointe de sévères dysfonctionnements dans le service. La chef de service démissionne.

L'enquête menée par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a rendu ses conclusions ce mercredi, pointant une "procédure de régulation" générale des services de secours de Strasbourg qui n'était "pas conforme" aux "recommandations de bonnes pratiques et source de risque pour les patients".  

  Les auteurs du rapport recommandent par ailleurs d'accepter la démission de la chef de service des urgences de Strasbourg. Cette démission vient d'être annoncée par le centre hospitalier et "engage immédiatement l'élaboration d'un plan d'action visant à optimiser la qualité de la régulation". "Cette demande de démission a été déposée spontanément au début de l'enquête, début mai, et a été accepté, puisque c'est une des préconisations du rapport de l'inspection générale" des affaires sociales, a indiqué à l'AFP Christophe Gautier, directeur des HUS. En outre, le CHU de Strasbourg a annoncé ce mercredi qu'une "procédure disciplinaire" était ouverte à l'encontre de "l'assistante de régulation médicale ayant réceptionné l'appel". "Les suites immédiates qui ont été données par le responsable du SAMU (entretien avec rappel à l’ordre de l’assistante de régulation médicale) n’ont pas été à la hauteur de la gravité de la situation. La suspension définitive de l’assistante de régulation médicale n’est intervenue qu’un mois plus tard, après que le directeur général des HUS a eu connaissance de l’événement", déplorent les auteurs de l'Igas. "A la demande de la mission, le SAMU de Strasbourg a procédé à la correction immédiate de sa procédure générale de régulation. Les conséquences de cette modification sur l’organisation de la régulation médicale devront faire l’objet d’une analyse en profondeur et d’un suivi attentif. En toute hypothèse, cette mesure doit être complétée par la mise en place d’une formation aux règles et aux bonnes pratiques de la régulation", souligne l'Igas dans son rapport. Lire la note de présentation du rapport de l'Igas Consulter le rapport en intégralité [Avec Lefigaro.fr et AFP]

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