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Avertissement contre un médecin du travail qui a "insisté" pour voir une salariée mourante

Un médecin du travail vendéen a écopé d'un avertissement prononcé par la chambre disciplinaire de première instance de l'Ordre des Pays de la Loire. Il était accusé d'avoir harcelé une ancienne salariée en fin de vie, en insistant pour la voir. 

21/09/2026 Par Sandy Bonin
Déontologie
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Le médecin du travail, qui exerce à Challans (Vendée) au sein du service de prévention et de santé au travail inter-entreprises du nord-ouest vendéen (SMINOV), était accusé par l'ancien dirigeant d'une entreprise de l'avoir "harcelé", en janvier 2025, pour voir son épouse, salariée de la société, alors que cette dernière était en soins palliatifs. Le médecin aurait insisté pour que la patiente qui avait "des métastases osseuses et pulmonaires" passe à tout prix une "visite de pré-reprise". Le plaignant dénonçait le "comportement inacceptable", "vicieux", "malsain" et "voyeur" du médecin du travail. 

A l'origine de cette affaire, l'ex-chef d'entreprise avait passé un "appel innocent" au médecin du travail pour lui demander "la suite" des événements après que son épouse ait été "mise en invalidité par la CPAM". Le médecin du travail n'aurait "pas compris" le sens de la question. Il avait alors contacté le repreneur de l'entreprise. Une "assistante administrative" avait alors appelé l'ancien patron pour lui dire que le médecin "[voulait] absolument voir" sa femme de 46 ans. Il l'avait ensuite "relancé" au point d'en arriver à "une situation de harcèlement", a expliqué le mari. 

"Il a simplement appliqué les dispositions du code du travail, qui lui imposent de voir la salariée", avait objecté l'avocate du médecin du travail lors de l'audience de la chambre disciplinaire à Nantes. "Le médecin inspecteur régional lui a d'ailleurs confirmé que c'était comme cela qu'il devait faire. Aujourd'hui on essaie de jeter l'opprobre sur lui et on est dans la pure calomnie", dénonçait-elle. 

Le conseil départemental de l'Ordre des médecins (CDOM) de la Vendée ne s'était "pas associé" à cette plainte, estimant toutefois que la demande du médecin du travail "n'a[vait] pas de sens". 

Le praticien a finalement écopé d'un "avertissement". 

[avec actu.fr] 

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ROMAIN PY
240 points
Incontournable
Médecine générale
il y a 1 mois
Je ne partage ni ne cautionne la conduite de notre confrère vis-à-vis de cette pauvre salariée. Après, pour approfondir, nous n'avons pas tous les éléments du dossier. La CPAM a mis la patiente en invalidité. Donc elle a également mis fin aux IJ de la patiente. Donc pourquoi une visite de pré-reprise ? Sûrement car son médecin continue de faire des arrêts de travail qui sont envoyés à l'employeur mais pas à la CPAM. Et c'est là le problème... Dans cette situation, l'employeur étant au courant de l'invalidité, le salarié doit être vu par le médecin du travail. Et ça se solde la plupart du temps par une inaptitude. D'où, je pense, l'obsession du médecin du travail pour convoquer la salariée, pas aidé par le médecin Inspecteur du travail qui ne voit que la loi en premier. Dans cette situation, le médecin conseil de la CPAM aurait pu laisser la salariée en arrêt avec ses IJ s'il lui restait plusieurs mois d'arrêt possible, ça aurait simplifié les choses et le mari n'aurait pas sollicité la médecine du travail. Le médecin du travail a oublié le côté humain de la situation... Et qu'il n'est pas nécessaire d'imposer à cette pauvre femme et son mari avec une visite inutile sur le plan clinique...
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PETIT BOBO
3,2 k points
Débatteur Passionné
Autre spécialité médicale
il y a 1 mois
LES ARRÊTS DE TRAVAIL FLAMBENT!! du coup pour réduire le volume des indemnités journalieres réglées par la sécu, celle-ci a "suggéré" aux médecins conseils de placer les assurés (dont il était clair qu'ils ne pourraient jamais reprendre le travail) en invalidité sans attendre la fin des 3 ans d' IJ comme ça se faisait depuis toujours. L'assuré est prévenu mais il semblerait ici que tous les autres intervenants ne l'aient pas été. Le médecin traitant a prolongé l'arrêt de travail. Le medecin du travail s'est pris les pieds ds sa réglementation formaliste.
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HENRI BASPEYRE
16,4 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 1 mois
il voulait lui administrer l'extrême onction? ou bien commencer l'autopsie? depuis combien de temps n'a-t-il pas examiné 1 VRAI malade? ni rédigé 1 ordonnance! le conseil de l'ordre est bien gentil je trouve!
 
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