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Médecin "hyper empathique" avec ses patients "au point d'en pleurer" : il est sanctionné d'un blâme par l'Ordre
Un médecin, anciennement installé à Pontivy, en Bretagne, vient d'écoper d'un blâme par la chambre disciplinaire de première instance (CDPI) de l'Ordre des Pays-de-la-Loire, pour son comportement "hyper empathique" avec une patiente. Cette dernière a également dénoncé s'être sentie "hypersexualisée" par le praticien. Le médecin a également fait l'objet d'une suspension de cinq mois par l'ARS.
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L’affaire avait démarré par le "signalement" du praticien à l’Ordre par une patiente. Souffrant de toxicomanie, la patiente avait consulté le médecin installé dans le pays de Pontivy à "deux reprises" en juillet. Elle a confié s'être "sentie hypersexualisée" par ce praticien qui lui aurait tenu des "propos extrêmement aimables et flatteurs" mais qui "s’étalait sur sa vie privée" lors des consultations, indique Le Télégramme.
Bien que le praticien soit "extrêmement gentil", elle décide de l'enregistrer "à son insu", lors de la seconde consultation et préfère interrompre son suivi prévu pour durer cinq mois. C'est alors qu'elle écrit "une lettre" à l’Ordre des médecins pour se plaindre de ces "comportements contraires au code de déontologie médicale".
Devant ses pairs, le praticien avait confirmé être "en totale empathie" et "totalement dévoué" à ses patients, au point d’être "très affecté par l’échec" des soins qu’il peut mettre en place et même "parfois en pleurer", rapporte Le Télégramme.
Lors de l'audience, qui s'est tenue le 11 février dernier, il a été rappelé que le praticien avait été impliqué dans "deux affaires avec une connotation sexuelle". Une "première plainte", d’une autre patiente, aurait été déposée pour des faits survenus "de 2002 à 2004", mais il n'y a pas eu de suite. Ils sont aujourd'hui prescrits.
Le praticien "n’a pas sérieusement contesté la réalité des propos qui lui sont ainsi attribués", a constaté la CDPI dans une décision en date du 3 mars, rendue publique. Il a écopé d'un blâme.
En décembre dernier, le praticien avait déjà été sanctionné d'une suspension de cinq mois par l'ARS en raison d’un "comportement non conforme" à "l’éthique" de la profession. Son "hyper empathie cognitive" à l’égard de ses patients et son "surinvestissement de la relation à l’autre" étaient couplés à un "discours inadapté et intrusif", a estimé l'ARS.
Le médecin exerce désormais dans centre "post-cure" en Alsace.
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