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Nouveau-né lourdement handicapé : le CHU de Rennes condamné à verser plus de 2,5 millions d'euros

Le tribunal administratif de Rennes a condamné, vendredi 13 juin, le CHU de Rennes à verser 2,5 millions d'euros aux parents et à un jeune homme lourdement handicapé à la suite d'une erreur médicale survenue à sa naissance. 

19/06/2025 Par Louise Claereboudt
Faits divers / Justice
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C'est une indemnisation record que les parents d'un jeune homme lourdement handicapé ont obtenue. Reconnaissant des "fautes commises" au moment de la naissance de ce dernier, le tribunal administratif de Rennes a condamné, vendredi, le CHU à verser 2,5 millions à la famille. Des rentes seront également versées à la victime "de façon trimestrielle et annuelle tout au long de sa vie", a précisé à l'AFP l'une des avocates de la famille, Me Sophie Laceuk.

"Ce sont des dossiers qui sont assez rares, on a peu de dossiers comme ça avec des préjudices aussi importants. Mais les accidents obstétricaux, ça donne toujours des montants très importants", a-t-elle indiqué, précisant que cette décision est "un soulagement" pour les parents de la victime, qui devront débourser "des dépenses conséquentes" pour l'avenir de leur fils.

Une "anoxie périnatale" avait privé son cerveau de l'oxygène nécessaire au moment de la naissance, en 1999, entraînant des "lésions cérébrales majeures". "La césarienne a été faite avec du retard, ce qui explique que l'enfant est né avec une anoxie extrêmement sévère et un handicap très, très, très sévère", a indiqué Me Laceuk. La responsabilité de l'établissement pour les "conséquences dommageables de cette anoxie périnatale" avait été reconnue en 2006 par la justice.

A la majorité de la victime, ses parents ont demandé une expertise "aux fins d'évaluer les séquelles dont leur fils restait atteint et ses besoins d'aide, d'assistance et d'aménagement". Il ressort que le taux d'atteinte psychique et physique pour le jeune homme s'établit à 95%. Il souffre de "très graves séquelles handicapantes corporelles et mentales", selon le tribunal : absence de langage ou de compréhension, surinfections pulmonaires, escarres récurrentes, liste Le Télégramme.

Pour obtenir une indemnisation définitive, les parents ont dû attendre que l'état de santé de l'enfant soit stabilisé, généralement "autour de 18 ans", a expliqué Me Laceuk à l'AFP.

[avec AFP, Rennes Infos Autrement et Le Télégramme]

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