"La situation reste gérable" à l'hôpital, malgré la grève des médecins libéraux selon la FHF
Lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, la Fédération hospitalière de France (FHF) est revenue sur la grève des libéraux et des cliniques privées. Elle a également fait part de ses vœux pour 2026, à savoir 1,1 milliard d'euros en plus pour l'hôpital.
Alors que l'hôpital public est malmené par les épidémies et la récente vague de froid, il doit également faire face à un mouvement de grève des médecins libéraux et des cliniques privées. "Nous ne jugeons pas, bien sûr, les fondements de ce mouvement et nous rappelons que les médecins libéraux ont le droit à une juste reconnaissance de leur indispensable travail. Néanmoins, nous tenons à rappeler une réalité objective. La permanence des soins repose très largement sur l'hôpital public. Il assure 85% des prises en charge la nuit et le week-end en période épidémique, comme en dehors de ces pics de tension. (…) L'hôpital public est en première ligne et ce, en permanence", a indiqué en préambule de sa conférence de presse le président de la Fédération hospitalière de France, Arnaud Robinet.
28 hôpitaux ont activé leur plan blanc
Pour autant, l'hôpital "tient bon" et "la situation reste gérable", a indiqué Vincent Ollivier, responsable adjoint du pôle offres de la FHF, malgré les 28 plans blancs activés la semaine dernière et les 128 plans "hôpital en tension". Au total, 49% des établissements ont connu une hausse d'activité de leurs services d'urgence la semaine dernière, comparativement à l'an passé, a constaté la FHF. "L'hôpital public démontre chaque jour sa capacité à répondre aux besoins de la population. Il est en ordre de marche et ses professionnels sont mobilisés, présents, responsables", a insisté Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération.
Mais malgré les 850 millions d'euros de crédits supplémentaires accordés à l'hôpital en plus de l'Ondam initial, le compte n'y est pas. "On reste dans une campagne budgétaire qui reste extrêmement tendue", déplorent les hôpitaux publics, qui demandent "a minima à 1,1 milliard d'euros". "Le Gouvernement doit renoncer au gel des dotations. On parle d'au moins 100 millions d'euros qui mettraient en péril une partie de l'activité hospitalière publique", insiste Cécile Chevance, responsable du pôle offre de la FHF, qui rappelle que l'hôpital public concentre 93% de ses financements sous forme de dotations.
"Nous avons besoin d'une loi de programmation en santé, le projet de loi de financement de la sécurité sociale à lui seul ne peut plus répondre aux défis structurels que nous affrontons. Le système de santé a besoin d'une visibilité pluriannuelle, de cohérence et de stabilité. Cette programmation doit partir des besoins de santé, des enjeux de santé publique et non d'une enveloppe uniquement assise sur des logiques comptables", a de nouveau réclamé la FHF. "Le PLFSS 2027 devra être le dernier budget voté sans logique de programmation", a conclu Zaynab Riet.
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