Grève des médecins libéraux : "Les services d'urgences sont en saturation majeure"
Lancé lundi 5 janvier, le mouvement de grève des médecins libéraux génère de fortes tensions dans les centres 15 et les services d'accueil des urgences (SAU), alerte Samu-Urgences de France, qui appelle à modifier le cadre réglementaire du service d'accès aux soins (SAS) pour imposer "une obligation de continuité de service".
Les appels pris en charge par les Samu et SAS sont en "hausse de 30 à 50%" depuis lundi, indique Samu-Urgences de France dans un communiqué. "L'impact" des fermetures de cabinets libéraux est aggravé "par le report systématique des urgences chirurgicales de certaines cliniques privées vers le secteur public, sous prétexte de prise en charge des soins programmés", fustige le syndicat.
"Dans un système déjà fragilisé par l'épidémie de grippe, la pénurie de lits d'hospitalisation et les contraintes des fêtes de fin d'année", les Samu-SAS et SAU sont soumis à une "très forte tension", qui rend les conditions de travail "intenables", alerte le communiqué. "Les services d'urgences sont en saturation majeure. Les flux dépassent les capacités humaines, imposant l'activation immédiate de mesures exceptionnelles (unités temporaires, déprogrammation, mobilisation de l'aval)", rapporte Samu-Urgences de France.
Le syndicat demande à ce que soit reconnue "la mission de service public" du SAS, "ce qui permettra la mise en place d'un cadre impliquant une continuité de service". Il appelle également à une modification réglementaire qui permette aux médecins libéraux remplaçants "de participer au SAS et à la régulation médicale aux horaires de PDSA" et, enfin, au versement d'une compensation financière aux établissements dès lors que le "Samu est dans l'obligation d'assurer les missions de régulation de médecine générale du SAS ou de la PDSA".
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