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Il soignait le cancer avec du jus de fruit, un naturopathe poursuivi pour homicide involontaire

08/06/2020 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice
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L'homme est accusé d'avoir conseillé jeûnes, jus de fruits et inhalations d'huiles essentielles à un malade du cancer en le dissuadant de recourir à la médecine traditionnelle. Le malade, âgé d'une quarantaine d'années, est décédé. Sa femme a porté plainte.   Un "naturopathe" a été interpellé mercredi à Paris pour homicide involontaire, exercice illégal de la médecine et usurpation du titre de médecin, rapporte 20minutes.fr. L'homme est accusé d'avoir convaincu un homme souffrant d’un cancer des testicules de ne se soigner qu’à partir de sa "méthode". Il proposait de multiplier les cures de jus de fruits, les inhalations d’huiles essentielles ou les jeûnes et déconseillait les traitements conventionnels à l’instar des chimiothérapies ou des interventions chirurgicales. Il a convaincu son "patient" de renoncer à l'ablation de son testicule. Rapidement, le cancer métastase et se propage aux poumons et au cerveau. Le "naturopathe" dissuade encore son "patient" d'avoir recours à une chimiothérapie ou une radiothérapie. En phase terminale, la victime entamera, sur les conseils du faux médecin, un énième jeûne.

La victime est décédée en décembre 2018, un peu plus d’un an et demi après sa rencontre avec le suspect. Sa femme a décidé de porter plainte au début de l'année 2019. Une enquête a été menée par le groupe santé de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Le suspect aurait reconnu les faits sans difficulté lors de sa garde à vue, assurant même que si son "patient" était décédé c’est parce que ce dernier n’avait pas suivi correctement ses conseils. Inconnu des services de police, le mis en cause avait, selon les enquêteurs, tissé un réseau d’environ 150 "patients" uniquement grâce au bouche-à-oreille. Il consultait essentiellement par téléphone, souvent à l’aide d’un pendule, et se faisait payer entre 60 et 100 euros la séance ou en cadeaux. Il sera jugé en 2021 devant le tribunal judiciaire de Paris.   [Avec 20minutes.fr]

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