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"Si vous voulez que l'Ordre change, votez" : l'appel d'une jeune conseillère du CDOM 75 à ses confrères médecins
Sans nier les "dysfonctionnements majeurs" mis en exergue par l'IGF dans un rapport, les élus du CDOM de Paris appartenant à la liste "Je parie sur l'Ordre" appellent à une "refondation" de l'institution. Refondation qui ne pourra se faire qu'avec la participation de l'ensemble des médecins parisiens, estime la Dre Lamia Kerdjana.
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"La crise actuelle est un moment de vérité. Elle révèle la nécessité d'un changement profond", soutiennent quinze élus du conseil de l'Ordre des médecins de Paris, dans un communiqué de presse diffusé ce mardi 28 avril. Tous appartiennent à la liste "Je parie sur l'Ordre", constituée de jeunes praticiens qui ambitionnaient de révolutionner l'institution face au "ras-le-bol" de nombreux médecins.
Alors que le rapport de l'Inspection des finances (IGF) a mis en exergue des "dysfonctionnements majeurs" au sein du CDOM 75 (gouvernance opaque, défaillances importantes dans l'accomplissement de ses missions, gestion des plaintes, etc.), ce qui a conduit à sa dissolution, les jeunes élus de la liste "Je parie sur l'Ordre" refusent "toute confusion".
S'ils ne nient pas les dysfonctionnements, qui témoignent de "dérives durables dans le fonctionnement de l'institution qui s'est progressivement éloignée de ses missions fondamentales", ces élus estiment qu'ils ne doivent pas invisibiliser "le travail concret et continu d'accompagnement, de conseil et d'engagement que nous avons assuré au service des médecins parisiens".
"Sur le terrain, j'ai vu des confrères engagés, des élus qui travaillent, des conflits résolus, des médecins soutenus", insiste la Dre Lamia Kerdjana, l'une des signataires du communiqué, dans un post LinkedIn.
Alors que les titulaires de la liste "Je parie sur l'Ordre" ont été élus en septembre 2025, les suppléants, élus eux en 2021 et en 2025, déclarent n'avoir "ni participé ni eu connaissance des pratiques" dévoilées par l'IGF. Pour cause, ils affirment avoir été "tenus à l'écart du fonctionnement du Conseil", rapportant notamment une "absence d'accès aux procès-verbaux" ou encore "la non-convocation systématique aux séances plénières". "Cette situation a limité leur capacité à exercer pleinement leur mandat", écrivent-ils.
Dans ce contexte, ils appellent aujourd'hui à une "refondation" de l'institution. De sa gouvernance d'abord, "pour garantir transparence et collégialité", de son fonctionnement, "pour assurer rigueur et efficacité", et du lien avec les médecins, "pour restaurer confiance et proximité".
Les "valeurs fondatrices de l'Ordre"
Refusant que les "valeurs fondatrices de l'Ordre" (confraternité, indépendance, déontologie) soient "dévoyées et vidées de leur sens", ils demandent que chaque élu ait accès à l'information et puisse "exercer pleinement son mandat", que les décisions soient "tracées et assumées collectivement", ou encore que les missions essentielles soient "traitées avec rigueur et dans des délais adaptés".
Alors que de nouvelles élections ordinales devront être organisées, suite à la dissolution du CDOM 75 par l'ARS, les membres de la liste "Je parie sur l'Ordre" réaffirment leur engagement de "transformer l'institution".
Cela ne se fera pas sans l'implication de l'ensemble des médecins parisiens, estime Lamia Kerdjana. "Le vrai sujet, aujourd'hui, c'est aussi nous, notre implication, notre participation. 10 % de votants aux élections ordinales. Dix pour cent. Peut-on sérieusement espérer une institution forte, légitime et représentative dans ces conditions ?", interroge-t-elle.
Et de lancer un appel solennel à ses confrères et consœurs parisiens : "Si vous voulez que l'Ordre change : votez. Si vous voulez qu’il vous ressemble davantage : impliquez-vous. Si vous êtes critiques : venez, participez, construisez. L'Ordre des médecins sera ce que nous en ferons. Rien de plus, rien de moins."
En réponse, le Dr Jean-Jacques Avrane, jusqu'alors président du CDOM 75, a quant à lui fustigé des "contre-vérités". "L'ensemble des élus ont pu participer à tous les travaux […] à l'exception des séances de conseil où un turnover était organisé pour les suppléants car il n'est pas possible de recevoir l’ensemble des élus suppléants dans la salle […] Ce type de polémique à visée électorale ne peut que desservir notre profession."
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