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Nouvelle convention médicale : il y aura "des revalorisations et des contreparties", prévient le DG de la Cnam

A quelques semaines du lancement des négociations de la nouvelle convention des médecins, Thomas Fatôme se montre ouvert à une évolution du tarif du C, "a fortiori dans ce contexte d'inflation". Mais il rappelle également les attentes des pouvoirs publics sur la prise en charge des patients sans médecin traitant, l'accès aux soins en zone sous-dense et la PDSA.

 

Le mois prochain, la Cnam et les syndicats lanceront les négociations de la future convention médicale, qui régira pour cinq ans les relations entre l'Assurance maladie et les médecins libéraux. Un "processus de dialogue social" qui "doit aboutir avant la fin du premier trimestre 2023", rappelle le directeur général de la Cnam dans Le Monde. Et qui va s'articuler avec l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023, qui déterminera les moyens alloués à cette convention, ainsi qu'avec la Conférence des parties prenantes, déclinaison santé du Conseil national de la refondation, qui sera lancée le 3 octobre par le ministre de la Santé, François Braun. "C’est un calendrier intéressant, un bon alignement, avec d’un côté le cadre politique, de l’autre le cadre financier. Toutes ces démarches vont se nourrir", souligne Thomas Fatôme.

Sur le plan financier, les médecins généralistes attendent une revalorisation du C, qui n'a augmenté que de deux euros en vingt ans. "Ce sujet fera partie, comme pour chaque convention, des discussions, confirme le DG de la Cnam. Il est normal que le tarif évolue, a fortiori dans ce contexte d’inflation." Toutefois, les "droits" appellent des "devoirs" et les "revalorisations", "des contreparties", prévient-il. "Au travers de l’Assurance-maladie, c’est la collectivité qui investit et attend logiquement, en face, des engagements, comme celui de s’impliquer encore davantage dans la permanence de soins, les soins non programmés, ou encore les consultations en zones sous-denses."

Lever les freins à l'embauche d'assistants médicaux

L'une des priorités sera de "gagner du temps médical", martèle Thomas Fatôme, se montrant prêt à "lever les freins" à l'embauche des assistants médicaux, qui permet aux médecins généralistes, "sans travailler plus", d'augmenter "de 5% à 10% le nombre de patients qu’ils suivent".  "Si on arrivait à passer de 1 000 patients par médecin [médecin traitant, NDLR], en moyenne, à 1 200, on aurait fait un grand pas face aux déserts médicaux", insiste le patron de la Cnam.

Sur la question de la liberté d'installation, Thomas Fatôme se montre prudent, rappelant "que les comparaisons internationales montrent que la réponse aux déserts médicaux passe forcément par un ensemble de leviers pour être efficace, allant de l’accompagnement du travail collectif, avec des organisations territoriales, aux aides financières, en intégrant aussi les conditions d’organisation de la formation initiale des futurs professionnels".

[avec LeMonde.fr]

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