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Dans une lettre à Véran, il crie "la colère des médecins généralistes"

16/03/2021 Par Marion Jort
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En colère contre le ministre de la Santé à cause des couacs concernant la vaccination au cabinet contre le Covid, le Dr Théo Combes, président MG France du Tarn, a décidé de s’adresser directement à lui dans une lettre, afin d’exprimer le ressenti des médecins généralistes. 

  Le DGS urgent du 7 mars dernier, informant les médecins libéraux qu’ils ne pourraient pas commander de doses de vaccin pour laisser les pharmaciens s’approvisionner en vue du début de la vaccination dans les officines, a été “la goutte d’eau faisant déborder le vase” pour les généralistes. C’est pourquoi le Dr Théo Combes, président MG France du Tarn, a décidé de s’adresser au ministre de la Santé, Olivier Véran dans un courrier, rendu public sur les réseaux sociaux.  Si dans un premier temps il reconnaît avoir "apprécié d’avoir enfin des explications de manière directe et argumentée” dans le courrier que le ministre a envoyé aux médecins libéraux pour s’excuser, il affirme que la colère des médecins “ne s’est pas éteinte” pour autant. En cause : le fait d’être systématiquement les “oubliés de la communication gouvernementale depuis le début de l’épidémie”. “Les médecins n’en peuvent plus des tentatives de contournement de leur expertise et de leur rôle dans la coordination du parcours du patient, tant dans le champ du curatif que préventif”, écrit le Dr Combes. 

A ses yeux, la vaccination contre le Covid et ses nombreux couacs ne sont “qu'un exemple de ces processus non-concertés”, qu’il estime loin des réalités de l’exercice coordonné que les médecins construisent sur le terrain avec les autres professionnels de santé. Il rappelle aussi que la médecine générale est “régulièrement sous-estimée voire oubliée” dans la communication du ministère et de la DGS. “Plus grave, elle l’est dans votre politique, puisque vous annoncez à nouveau des milliards pour l'hôpital, comme si les renforts n’étaient pas aussi urgents en première ligne dans le quotidien des patients”, dénonce-t-il dans son texte.  Seul un changement de politique “sur le fond et la forme” arriverait à calmer la colère des généralistes, estime donc le Dr Combes, “notamment en remplaçant les injonctions verbales, souvent paradoxales, par une véritable démocratie sanitaire s’appuyant sur les réalités du terrain”

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