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Arrêt de travail automatique des personnes symptomatiques ou cas contact : le détail du dispositif

Le Premier ministre a annoncé jeudi 7 janvier, au cours d’une conférence de presse que désormais, les personnes ayant des symptômes du Covid ou étant cas contact pourraient obtenir un arrêt de travail immédiat via le site de l’Assurance maladie. 

Taxé d’amateurisme depuis le début de la crise du Covid en France, le Gouvernement promet de gagner en efficacité sur tous les points stratégiques qui concernent l’épidémie : vaccination et détection, traçage et suivi des cas positifs en tête. Lors d’un point sur la stratégie vaccinale et la situation sanitaire jeudi 7 janvier, Jean Castex a donc annoncé que désormais, pour éviter de perdre du temps, une personne ayant des symptômes du Covid ou étant cas contact pourra s’inscrire directement sur le site de l’Assurance maladie pour obtenir un arrêt de travail “immédiat”, indemnisé sans jour de carence. 

Pas besoin donc, de passer par une consultation pour se déclarer à ce stade, la Cnam avait prévenu les professionnels de santé dès le 5 janvier dernier. Dans un document spécifiquement adressé aux médecins, l'Assurance maladie détaille le nouveau dispositif et téléservice qui sera en place dès le 10 janvier.  

La nouvelle stratégie se déroule ainsi en deux étapes. Lors de la première, les personnes symptomatiques ou cas contact commencent par s’auto-déclarer en ligne au premier jour de leur isolement. Elles s’engagent ensuite à réaliser un test RT-PCR ou antigéniques sous 48 heures suivant leur déclaration et peuvent obtenir un justificatif (récipissé de la demande d’isolement). Pour toutes les démarches, un identifiant est fourni lors de la déclaration. 

Lors de la seconde étape, la personne déclare, toujours en ligne, les résultats du test. Deux cas de figure se présentent alors : en cas de test négatif, l’arrêt se termine le soir même, en cas de test positif, un arrêt de travail de...

;7 jours est délivré. L’Assurance maladie effectue le contact tracing et “recommande” à la personne, selon le document de la Cnam, de consulter son médecin traitant, si elle ne l’a pas déjà fait.

 

 

 

 

 

“Il faut que les patients, notamment les cas symptomatiques puissent voir un médecin pour pouvoir avoir un diagnostic”, plaide le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France. “Ce qui prévalait, c’était le fait de pouvoir faire en sorte que les gens puissent ne pas se balader et contaminer d’autres personnes. Et puis aussi, la problématique des jours de carence qui est un frein pour beaucoup. Mais c’est tout à fait possible pour les médecins de ne pas mettre les jours de carence, il suffit de nous donner le mode d'emploi car il existe un système pour”, poursuit le médecin. 

Prescription précise pour les médecins

Dans le cadre de ce nouveau téléservice, la Cnam conseille aux médecins d’éviter les prescriptions papier ou les e-AAT. Elle précise aussi que pour prolonger les arrêts de travail délivrés par la plateforme, les praticiens devront prescrire une prolongation d’arrêt et non pas un arrêt initial. 

Quid des potentiels abus ? “C’est un risque calculé”, estime le Dr Jacques Battistoni. “Ils prennent une journée car le test est en 24h c’est vrai. Mais, le risque de l’autre côté c’est qu’une personne symptomatique ne se déclare pas parce qu’elle a peur de perdre des jours de carence et que du coup, elle continue à contaminer des gens. Il faut faire appel au civisme de tous”, conclut le médecin. 

 

 

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