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À prendre ou à laisser : les détails de l'offre de la Cnam sur les assistants médicaux

La balle est dans le camp des syndicats. La Cnam vient d'adresser aux représentants des médecins libéraux un projet d'avenant conventionnel fixant les conditions de l'aide à l'embauche d'un assistant médical. Des conditions qui ont été assouplies au fil des négociations, mais qui restent encore dissuasives pour certains syndicalistes.

 

Un assistant pour trois médecins exerçant sous le même toit, financé de façon "dégressive", en contrepartie d'une "augmentation du nombre de patients reçus en consultation". Lancées le 24 janvier dernier, les négociations sur le financement des assistants médicaux (AM) étaient bien mal engagées. L'offre n'étant pas assez alléchante aux yeux des représentants de médecins libéraux, la promesse présidentielle de déployer 4000 assistants d'ici à 2022 semblait compromise. Au fil des semaines, les cinq syndicats représentatifs (CSMF, MG France, FMF, SML, Le Bloc) se sont donc efforcés de desserrer l'étau, arrachant au directeur de la Cnam plusieurs dérogations tout en abaissant ses exigences.

L'objectif principal demeure en effet de permettre aux médecins "de libérer du temps médical afin notamment de pouvoir suivre un plus grand nombre de patients, mieux les prendre en charge, coordonner leur parcours et s'engager plus fortement dans des démarches de prévention", indique le préambule du projet d'avenant, transmis aux syndicats le 24 mai. La Cnam leur laisse jusqu'à mi-juin pour peser le pour et le contre. Si le texte est signé par des syndicats représentants au moins 50 % des médecins libéraux, le dispositif pourra être lancé "dès le deuxième semestre 2019".

 

 

Une formation obligatoire, des missions au choix

"À titre indicatif et non limitatif", le projet d'accord définit trois domaines d'intervention. L'AM pourra se voir confier des tâches purement administratives, "sans lien direct avec le soin" (accueil du patient, création et gestion du dossier informatique, accompagnement à la mise en place de la télémédecine) et/ou des missions "en lien avec la préparation et le déroulement de la consultation" (aide au déshabillage, prise de constantes, enregistrement des dépistages et vaccinations, délivrance des tests et kits, aide à la réalisation d'actes techniques). Il pourra également assurer des missions d'organisation et de coordination.

Ses missions en tout cas ne sauraient "se limiter" à celles d'une secrétaire médicale, ni constituer "une activité courante de soin infirmier qui relèverait d'un exercice propre". Un infirmier embauché en tant qu'AM ne pourrait que "ponctuellement" réaliser un acte relevant du champ de compétence de son métier, et ce "dans le cadre de la consultation".

"Quel que soit le profil", soignant ou administratif, de la personne recrutée, elle devra avoir "une qualification ad hoc", obtenue à l'issue d'une formation spécifique suivie (intégrant une éventuelle VAE) dans les deux ans suivant le recrutement.

 

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