Pénurie de praticiens : les dermatologues demandent une hausse du nombre d'internes

16/01/2024 Par Chloé Subileau
Démographie médicale
Pour faire face à la pénurie de praticiens, le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) propose des solutions "concrètes et innovantes". Alors que le nombre de dermatologues diminue en France, le SNDV appelle notamment à une augmentation du nombre d'internes de la spécialité, ainsi qu'à la création d'équipes de soins spécialisés (ESS).

  En dix ans, les dermatologues ont perdu 10% de leurs effectifs. Pour faire face à la pénurie de ces spécialistes en France, le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) appelle à la mise en place de "solutions concrètes et innovantes". Parmi elles, "l'augmentation du nombre d'internes en dermatologie-vénérologie", souligne le syndicat dans un communiqué, publié le mercredi 10 janvier. "Aujourd'hui, la profession fait face à une pénurie inquiétante de médecins spécialisés en dermatologie-vénéréologie qui résulte notamment d’une politique d'absence d'augmentation du nombre de postes d'internes en formation (...) au fil des années", développe le SNDV. Le syndicat pointe également du doigt les modalités de formation et notamment la non prise en compte de la nécessité de développer les stages "auprès des dermatologues libéraux afin d'enseigner et de favoriser l'installation en milieu libéral des jeunes dermatologues formés", prolonge-t-il.

Au-delà de la formation, le SNDV milite pour le développement des équipes de soins spécialisés (ESS) pour permettre une meilleure réponse "aux besoins de la population". Il préconise également le recours à la télé-expertise, précisant que cette solution permet "de désengorger les cabinets et de prendre en charge plus rapidement les cas prioritaires". Pour pallier cette pénurie, le syndicat tient toutefois à rappeler qu'il ne privilégie pas "un nouveau diplôme universitaire en dermatologie d'un an proposé aux médecins généralistes alors que les dermatologues suivent eux une formation de cinq ans en dermatologie après le tronc commun de médecine". "Cette formation "express" ne permet pas d’aborder cette spécialité dans toute sa complexité et d’acquérir les mêmes connaissances et compétences que les dermatologues", insiste ainsi Luc Sulimovic, président du SNDV, dans son communiqué.   

Faut-il mieux encadrer la pratique de la médecine esthétique?

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1 débatteur en ligne1 en ligne
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Débatteur Passionné
Biologie médicale
il y a 2 ans
On a sans doute confié à ceux qui avaient géré le numerus clausus la répartition des postes d'internes.
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Véronique François
25 points
Anesthésie-réanimation
il y a 2 ans
Trop de dermatologues sont maintenant spécialisés en médecine esthétique...
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HENRI BASPEYRE
15,6 k points
Résistant
Chirurgie générale
il y a 2 ans
REBLOCHON a dit qu'on trouverait tous les médecins nécessaires à LAMPEDUSA:ben,YAKA!
 
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