@I Viewfinder/stock.adobe.com
Médicaments sans ordonnance : les pharmaciens veulent ajouter 33 nouvelles molécules à la liste
La fédération des laboratoires spécialistes des produits de santé sans ordonnance (NèreS) propose, dans un communiqué diffusé ce mercredi, d'augmenter le nombre de médicaments en vente libre, avec 33 molécules prioritaires à "délister", ce qui contribuerait selon eux à freiner les dépenses de l'Assurance maladie et à favoriser l'accès aux soins.
@I Viewfinder/stock.adobe.com
NèreS a recensé 133 médicaments accessibles sans ordonnance dans huit pays européens depuis plusieurs années. Parmi ces molécules, une cinquantaine sont commercialisées en France mais avec une prescription médicale obligatoire. Les principaux syndicats professionnels des pharmaciens - FSPF et Uspo - ont identifié parmi elles "33 molécules prioritaires" compatibles, selon eux, avec une dispensation sans ordonnance "sous conseil pharmaceutique". "À la clé : une meilleure allocation du temps médical disponible, des économies significatives pour la Sécurité sociale et un accès simplifié aux soins pour les Français", plaident NèreS, la FSPF et l'Uspo dans un communiqué commun.
Ces 33 molécules couvrent un large éventail de maux du quotidien : "affections dermatologiques, douleurs articulaires et traumatologie sportive, troubles digestifs, mycoses, rhinites allergiques, insomnies occasionnelles, nausées ou encore douleurs dentaires dans l'attente d'une consultation."
"Un cadre exigeant"
"Chaque jour, des Français se présentent au comptoir pour des maux que nous ne pouvons pas encore prendre en charge faute de pouvoir disposer d’un arsenal thérapeutique adapté. Le paradoxe est que le pharmacien est le spécialiste du médicament, mais qu’il ne peut pas le dispenser dans ces cas", a commenté Fabrice Camaioni, vice-président de la FSPF.
"Toutes sont des molécules au profil de sécurité bien établi. Leur dispensation en pharmacie s'inscrirait dans un cadre exigeant, pour assurer la sécurité des patients : critères précis de dispensation, orientation vers un médecin lorsque la situation le nécessite", précise le communiqué.
NèreS estime que la mise en œuvre de cette mesure permettrait à peu près 200 millions d'euros d'économies de consultations médicales et 177 millions d'euros d'économies dans les dépenses de médicaments pour l'Assurance maladie.
En 2025, l'ANSM n'a autorisé le passage à une délivrance sans prescription obligatoire que d'un seul médicament : l'acide tranexamique pour traiter les règles abondantes.
[avec AFP]
La sélection de la rédaction
Les oraux ont-ils leur place dans les examens de médecine ?
Suzanne 42
Non
Les oraux CLASSANTS n'ont pas leur place à mon avis car, si imparfaites que puissent être les épreuves écrites, celles-ci demeuren... Lire plus