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Refus de délivrance, impatience…468 agressions de pharmaciens recensées en 2025
Injures, vols, menaces, violences physiques… En 2025, l'Ordre des pharmaciens a comptabilisé 468 agressions de professionnels, la plupart ayant eu lieu en officine. Un nombre en baisse de 12 % par rapport à 2024.
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458. C'est le nombre de déclarations d'agressions reçues par l'Ordre des pharmaciens en 2025. Parmi elles, 451 ont eu lieu dans des officines, 3 dans des établissements de santé (PUI, SDIS, CSAPA), 1 en laboratoire de biologie médicale, et 3 en structures dispensatrices d’oxygène à domicile. Dix autres déclarations ont été effectuées sur la plateforme de l'Observatoire national des violences en santé (ONVS). Au total, les agressions de pharmaciens portées à la connaissance de l'Ordre ont baissé de 12 % par rapport à 2024, selon le bilan sécurité de l'instance ordinale, dévoilé ce jeudi 4 juin.
Les régions qui déclarent le plus d'agressions sont l'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et les Hauts-de-France. 71 % des agressions signalées sont des atteintes aux personnes, 13 % des atteintes aux personnes et aux biens et 16 % des atteintes aux biens exclusivement (vols, dégradations…). La plupart des atteintes aux personnes relèvent de violences verbales (injures, diffamation, harcèlement, manque de respect) ou de menaces (72,6 %). Les agressions physiques représentent 6,4 % des atteintes à la personne (en baisse par rapport à 2024 où elles atteignaient 8,9 %), et les menaces de mort, 4,9 %.
Les atteintes aux personnes en officine, qui représentent 71 % des déclarations, surviennent principalement après un refus de délivrance, une "impatience de l'agresseur" ou sont liées à la dispensation de stupéfiants. Lorsqu'il s'agit d'un refus de délivrance, celui-ci est motivé, en premier lieu, du fait d'une non-conformité réglementaire de l'ordonnance présentée, parce que l'ordonnance est périmée ou que le patient se présente sans le précieux sésame. Il peut aussi être motivé dans l'intérêt de la santé du patient. L'Ordre relève, en outre, 14 cas d'ordonnance falsifiée.
41 officines de garde ont été concernées par une agression.
380 déclarations d'agression subies et déclarées à l'Ordre en 2025 ont fait état de conséquences psychologiques. "La majorité d'entre elles n'a nécessité ni hospitalisation, ni arrêt de travail (95,9 %)", peut-on lire dans le bilan sécurité de l'Ordre des pharmaciens. Dans 3,9 % des cas, un arrêt maladie a été délivré à la suite d'une agression.
"Une forte proportion des atteintes aux personnes, bien que signalée auprès de l'institution, ne donne pas lieu à une procédure judiciaire de la part de la victime", constate l'Ordre. Ainsi, "seuls 16,8 % des pharmaciens déclarants indiquent avoir porté plainte". Un taux "stable d'une année à l'autre". Autre enseignement : "les dépôts de plainte sont proportionnellement nettement moins fréquents pour les atteintes aux personnes (16,8 %) que pour les atteintes aux personnes et biens (36,1 %) et pour les atteintes aux biens (73,3 %)."
Pour accompagner les déclarants, l'Ordre des pharmaciens a mis en place un réseau de référents sécurité. "En 2025, les 413 pharmaciens ou biologistes ayant déclaré une agression de manière nominative ont été contactés par les 122 référents sécurité ordinaux", lit-on. Le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens s'est constitué partie civile dans 27 affaires d'agressions.
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