@heather linn photo/stock.adobe.com
Prescriptions et élargissement des soins infirmiers : les arrêtés publiés
Les deux arrêtés du 26 juin 2026 rendent opérationnelle la réforme de la profession infirmière. Ils détaillent la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les IDE et la liste des produits de santé et des examens complémentaires que les infirmières sont autorisées à prescrire.
@heather linn photo/stock.adobe.com
Les deux arrêtés du 26 juin 2026 rendent opérationnelle la réforme de la profession infirmière prévue par le décret du 24 décembre 2025. Ils portent sur deux volets : la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les IDE et la liste des produits de santé et des examens complémentaires que les infirmières sont autorisées à prescrire ou à renouveler.
Ces arrêtés "constituent une évolution majeure pour la profession infirmière. Ils traduisent concrètement les ambitions de la loi du 27 juin 2025 en donnant un cadre réglementaire à des compétences déjà exercées quotidiennement par les infirmiers. Ils reconnaissent désormais notamment : la consultation infirmière, le diagnostic infirmier, l'évaluation et le raisonnement clinique, l'élargissement de la prescription infirmière, la prévention, l'éducation en santé, l'orientation et la coordination des parcours", s'est félicité le Conseil interdépartemental de l'Ordre des infirmiers de l'Indre et Loire et du Loir-et-Cher dans un communiqué.
L'arrêté sur les actes et soins organise l'activité infirmière autour de quatre grands domaines : le rôle propre de l'infirmière, la consultation, les actes réalisés sur prescription et les actes dans les organisations spécifiques.
Le second arrêté définit précisément ce que les infirmières peuvent désormais prescrire ou renouveler. Il comprend notamment des produits de santé (certains médicaments, dispositifs médicaux et produits de soins) ; des examens complémentaires, notamment certains examens biologiques entrant dans le suivi de patients ou le dépistage et la possibilité, dans certaines conditions, de renouveler certains traitements déjà prescrits.
"Cette réforme confirme une évolution profonde du métier. L'infirmier n'est plus défini par une simple liste d'actes, mais par une expertise clinique reconnue, inscrite dans un parcours de soins coordonné. Elle s'inscrit également dans une logique de gradation des compétences au sein de la profession. L'infirmier diplômé d’État exerce une expertise clinique de premier niveau. L'infirmier en pratique avancée, titulaire d'un diplôme de niveau master, intervient auprès de patients présentant des maladies chroniques, des situations complexes ou des polypathologies courantes en soins primaires, ainsi que dans l'aigu, avec un niveau d'autonomie et d'expertise renforcé", se réjouit le Conseil interdépartemental de l'Ordre des infirmiers de l'Indre et Loire et du Loir-et-Cher.
Pour le syndicat Union nationale des infirmiers en pratique avancée, "cette avancée doit s'accompagner d'une mise en cohérence du cadre réglementaire de la pratique avancée". Le syndicat attend notamment des évolutions sur certaines prescriptions IPA, notamment les antalgiques qui sont soumises à une concertation médicale. Il attend également une actualisation des textes applicables aux IPA pour pouvoir s'appuyer sur de nouveaux textes de référence.
La sélection de la rédaction
Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?
Herve Koskas
Non
Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus