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Les recommandations de la HAS pour repérer et aider les femmes victimes de violences

La Haute Autorité de santé a dévoilé mercredi 2 octobre ses recommandations pour aider les professionnels de santé de premiers recours, du médecin généraliste au dentiste, à repérer et à agir pour aider les femmes victimes de violences au sein d’un couple. 

En France, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint et 219 000 femmes subissent chaque année des violences au sein de leur couple. D’après les chiffres communiqués par la Haute Autorité de santé, 3 à 4 femmes sur 10 présentes dans les salles d’attente des médecins seraient victimes de violences conjugales et 1 victime sur 5 a consulté en premier lieu un médecin suite à un incident. 

Les médecins sont donc en première ligne pour repérer et aider ces femmes victimes, en particulier les médecins généralistes, notamment parce que le cabinet de consultation est très souvent l’un des seuls endroits où ces femmes peuvent se retrouver seules. Mais comment ? Beaucoup de professionnels se trouvent aujourd’hui démunis. La Haute Autorité de santé a donc publié, mercredi 2 octobre, des recommandations pour guider dans la prise en charge et le repérage.  

Dentistes, sages-femmes, infirmières, gynécologues, kinés et bien sûrs médecins généralistes… Tous les professionnels du premier recours sont les principaux concernés par ces recommandations. “Ce n’est pas uniquement un sujet pour les assistantes sociales et la police”, affirme le Dr Ghada Hatem, gynécologue obstétricienne et fondatrice de la Maison des femmes à Saint-Denis (93).

“On sait que les médecins ont déjà beaucoup à faire au quotidien, poursuit-elle. On veut faire passer le message que ça ne prend pas beaucoup plus de temps. L’idée ce n’est pas de soigner la patiente en une séance, mais d’ouvrir une porte.”  

 

Repérer  

La Pr Dominique Le Guludec, présidente de la HAS, insiste d’abord sur la notion de systématisation à chaque consultation pour éviter que les patientes ne se sentent stigmatisées. A l’instar d’un questionnement sur les drogues et addictions, il faut que tous les professionnels prennent l’habitude de questionner leurs patientes. Cela doit être fait en gardant à l’esprit que le phénomène concerne “tous les âges de la vie et tous les milieux sociaux”.  

Dans le cabinet, il est également recommandé de mettre des affiches en évidence sur le thème de la violence au sein du couple ainsi que des brochures à disposition. La consultation doit se faire seule, même si un conjoint insiste pour y participer.  

La plupart des femmes ne parlant pas spontanément des violences qu’elles subissent, il faut ensuite...

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