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Rougeole : le rôle essentiel de l’immunité de groupe

Malgré une baisse du nombre de cas hebdomadaires, la rougeole a encore fait une victime, un sujet de 26 ans ; et une autre personne de 17 ans est actuellement dans un état grave avec "un pronostic réservé" affirme Santé publique France, dans son dernier bulletin hebdomadaire.

 

Tous deux étaient immunodéprimés, non vaccinés, et ont probablement été contaminés par un proche non vacciné. Ces situations soulignent l’importance de l’immunité de groupe et de la vaccination de l’entourage des sujets à risque de forme grave et/ou ayant une contre-indication à ce vaccin vivant atténué (déficit immunitaire, congénital ou acquis ; allergies à la néomycine ou à tout constituant du vaccin ; grossesse).

Globalement, la couverture vaccinale est insuffisante chez les nourrissons (79% avec deux doses de vaccin au lieu des 95% nécessaires), les enfants et les jeunes adultes. Aucun département n’atteint le taux requis de 95% de couverture vaccinale (CV) à 2 ans pour les 2 doses de vaccin permettant d’interrompre la circulation du virus. Seuls 7 départements ont une couverture comprise entre 85% et 90% ; tous les autres ayant une CV inférieure à 85%. Or 88 % des cas de rougeole sont survenus chez des sujets non ou mal vaccinés.

L’épidémie qui sévit depuis novembre 2017 a été responsable de 2567 cas déclarés depuis le 6 novembre 2017. On observe actuellement une baisse du nombre de l’incidence hebdomadaire : rapide depuis le pic épidémique S-13 à S-18, puis stabilisation avec en moyenne 50 cas hebdomadaires déclarés (S-19 à S-23). L’épidémie est nationale puisque 84 départements ont déclaré au moins 1 cas.

L’incidence la plus élevée est constatée chez les enfants de moins de 1 an : 27,2 cas/100 000 habitants. 22 % des cas déclarés ont été hospitalisés.

Les données mettent en évidence des cas groupés dans des communautés incomplètement ou non vaccinées, qui doivent pouvoir bénéficier de mesures de prévention ciblées, souligne Santé publique France. Les mesures de prophylaxie post-exposition (vaccination ou immunoglobulines polyvalentes) apparaissent aussi essentielles.

Enfin, on dénombre plusieurs foyers nosocomiaux, ce qui "doit inciter les soignants à mettre rapidement à jour leur propre statut vaccinal vis-à-vis de la rougeole", complète l’agence.

Sources : 

Santé publique France, 27 juin 2018

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