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Endométriose : un traitement novateur par ultrasons unique au monde

Une équipe lyonnaise utilise depuis 2015 les ultrasons pour traiter des endométrioses rectales. C’est la seule au monde à pratiquer cette technique.

Le Pr Gil Dubernard est à l’origine de cette innovation aux Hospices civils de Lyon, dont les premières données sont positives. Il explique à Egora les atouts de cette technique.

 

 

Egora : Pourquoi avoir pensé à utiliser les ultrasons dans l’endométriose ?

Pr Gil Dubernard : Je suis chirurgien gynécologue mais réalise depuis longtemps mes échographies moi-même et ai développé un protocole d’échographie spécifique pour l’exploration des lésions endométriosiques : la rectosonographie photo. C’est cet intérêt pour l’échographie, qui m’a donné l’idée d’utiliser les ultrasons de haute intensité chez des patientes avec une endométriose digestive. Il existe d’ailleurs un intérêt particulier des Hospices civils de Lyon pour le traitement par ultrasons, car c’est dans notre établissement que ceux-ci ont été utilisés pour la première fois pour traiter des cancers prostatiques.

Vingt pour cent des femmes avec une endométriose développent une atteinte digestive, qui souvent s’accompagne de symptômes : diarrhée, dyschésie, crampes intestinales. Ce qui représente donc environ 1 % des femmes en France. Après échec du traitement médical (contraception hormonale notamment), un traitement chirurgical est le plus souvent proposé. Même si l’intervention est réalisée par cœlioscopie, il s’agit d’un geste lourd nécessitant souvent plusieurs heures, et qui peut être source de fistules recto-vaginales et peut conduire une fois sur deux, comme l’a mis en évidence une évaluation faite en France en 2015, sur l’exérèse d’une partie du rectum, avec éventuellement mise en place d’une stomie provisoire.

 Il était important de trouver un traitement alternatif. Grâce à un partenariat ancien, développé entre les Hospices civils de Lyon, la société lyonnaise Edap TMS, et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), nous avons pu conduire des études à Lyon chez des femmes endométriosiques avec la sonde FocalOne d’Hifu (High intensity focused ultrasound), développée pour traiter les cancers prostatiques.

 

Combien de femmes ont-elles aujourd’hui été traitées avec les ultrasons et quel est leur profil ?

Nous avons commencé à traiter en septembre 2015. Les 5 premières patientes devaient, sur recommandation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), être âgées de plus de 35 ans et ne plus avoir de projet de grossesse. Nous avons ajouté à ce critère l’absence de lésion endométriosique non digestive. Les premiers traitements s’étant déroulés...

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