Une enquête épidémiologique et historique a en effet révélé que la fréquence de 3 mutations NOD2 (pour Nucléotide Oligomerisation Domain 2) était plus élevée dans les zones géographiques européennes ayant été fortement exposées à la peste depuis le 14e siècle. Or, NOD2 est impliqué dans la réponse immunitaire innée contre les bactéries invasives "et les souris mutées pour NOD2 résistent mieux à Yersinia pseudotuberculosis, une bactérie proche de l’agent de la peste, Yersinia pestis", a rappelé Anne Dumay (Paris). A l’instar de ce qui se passe pour la drépanocytose et le paludisme, ces chercheurs estiment que ces mutations ont fait l’objet d’une pression de sélection positive dans les régions infectées par la peste. Ensuite, face à des bactéries peu pathogènes, les porteurs de ces mutations auraient développé une réponse inflammatoire intestinale anormalement élevée. En tout cas, des mutations NOD2 sont retrouvées chez 30 à 50 % des patients avec une MC et jusqu’à 10 % des sujets sains.
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