Polyarthrite rhumatoïde : après les inhibiteurs de JAK, la stimulation du nerf vague

05/07/2019 Par Corinne Tutin
Rhumatologie
[CONGRES DE L'EULAR] Des études confirment l’efficacité du filgotinib et du péficitinib. Curieusement la stimulation du nerf vague pourrait aussi atténuer les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez les patients ne réagissant plus aux traitements.

  À côté du tofacitinib et du baricitinib, qui sont commercialisés en France, d’autres inhibiteurs de JAK pourraient être utilisés demain dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR), comme par exemple l’upadacitinib, ou encore le filgotinib. Ce dernier vient de montrer une efficacité supérieure au placebo et non inférieure à celle d’un anti-TNF, l’adalimumab, (70 à 76 % de réponses ACR 20 à la 12e semaine contre 71 % pour l’adalimumab) dans l’étude de phase 3 Finch 1 conduite chez 1759 patients non répondeurs au méthotrexate, a indiqué le Pr Bernard Combe (CHU de Montpellier). Un autre essai, Finch 3, mené sur 1 252 patients, a confirmé l’activité du filgotinib chez des patients n’ayant pas reçu de méthotrexate (78 % de patients répondeurs en monothérapie pour le score ACR 20 à 24 semaines) (R. Westhovens, et al., Hôpital universitaire de Louvain). Par ailleurs, une étude japonaise de phase 3, entreprise chez 507 patients non répondeurs au méthotrexate, a décrit un taux de réponses élevé à la 12e semaine (79 % de réponses ACR 20 à la dose de 150 mg/j contre 30 % pour le placebo), avec un autre inhibiteur de JAK, le péficitinib, a rapporté le Dr Yoshiya Tanaka (Université Keio, Tokyo).

Plus surprenant, une étude pilote, réalisée chez 14 patients ne répondant plus aux traitements de fond et aux biothérapies (dont les inhibiteurs de JAK), suggère que la stimulation du nerf vague pourrait réduire les symptômes dans la PR. "Les deux tiers des patients stimulés durant 12 semaines ont été considérés comme répondeurs avec un score DAS28-CRP de -1,24 contre 0,16 pour la stimulation fictive", a expliqué le Pr Mark Genovese (Université de Stanford, États-Unis). Et, de manière inattendue, une seule stimulation par jour s’est avérée plus efficace que 4.  Le mode d’action pourrait mettre en jeu l’activation d’un réflexe neuro-immun à l’origine d’une inhibition de la production de cytokines, dont le TNF.

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