Pathologies inflammatoires chroniques : les corticothérapies systémiques se maintiennent en dépit des nouveaux traitements telles les biothérapies

20/09/2019 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme Médecine interne
La corticothérapie dans le traitement des pathologies inflammatoires est associée à des effets secondaires importants liés à l’excès de glucocorticoïdes mais aussi à l’insuffisance surrénale. La corticothérapie doit donc être utilisée avec précaution.

Une équipe danoise a analysé les tendances concernant l’utilisation des glucocorticoïdes systémiques de même que la mortalité et les co-prescriptions chez les utilisateurs de corticoïdes. Il s’agissait d’une étude transversale d’utilisation d’un médicament conduite dans une population de 926 314 utilisateurs de glucocorticoïdes par voie systémique (voie orale ou injectable) entre 1999 et 2014 à partir des registres nationaux du Danemark. Sur les 926 314 utilisateurs de glucocorticoïdes systémiques, 54 % étaient des femmes et l’âge médian au moment de la première utilisation des corticoïdes était de 55 ans. La prévalence annuelle était d’environ 3 % alors que l’incidence était de 1.4 pour 100 personnes/année. Ces chiffres sont restés constants entre 1999 et 2014. Chez les sujets âgés, la prévalence annuelle était de 6.7 à 7.7 % pour les sujets âgés de 60 à 79 ans et de 9.7 à 11 % pour les sujets de plus de 80 ans. L’incidence augmentait chez les sujets âgés de plus de 80 ans, passant de 3 pour 100 personnes/année en 1999 à 3.6 pour 100 personnes/année en 2014. De manière concomitante, la quantité annuelle de médicament comme le méthotrexate ou l’azathioprine ou les agents anti-TNFα a augmenté et de nouvelles biothérapies ont émergé. Les co-traitements les plus fréquents étaient les antibiotiques (49 %), les médicaments cardiovasculaires (38 %) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (37 %). Cette étude confirme donc l’utilisation très large des glucocorticoïdes par voie systémique, en particulier chez les sujets âgés, utilisation large qui persiste malgré l’augmentation de l’utilisation d’autres médicaments utilisés dans les maladies inflammatoires. Cette utilisation qui persiste des glucocorticoïdes constitue un défi pour la communauté endocrinologique.

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