La fécondation in vitro n’augmente pas l’incidence des altérations chromosomiques fœtales et placentaires

12/12/2019 Par Pr Philippe Chanson
Endocrinologie-Métabolisme Gynécologie-Obstétrique
L’instabilité chromosomique est un phénomène fréquent lors de l’embryogenèse, au moment du clivage, entraînant une fréquence élevée de mosaïcisme chromosomique chez les embryons nés de fécondation in vitro (FIV) et explique probablement le faible succès par embryon transféré de la FIV.

En fait, la plupart des embryons nés de FIV sont des mélanges de cellules euploïdes et aneuploïdes et seule une petite fraction des embryons FIV contient un caryotype normal dans tous les blastomères. L’instabilité chromosomique est significativement supérieure dans les embryons pré-implantatoires nés de FIV en comparaison des embryons préimplantatoires conçus in vivo. Même si les embryons avec des aneuploïdies complexes dues à l’instabilité chromosomique peuvent ne pas survivre au-delà des stades de clivage et de blastocytes de l’embryogenèse, un nombre élevé d’embryons contenant des cellules anormales peut passer à travers cette sélection forte. Toutefois, la prévalence et l’importance de l’instabilité chromosomique au cours du développement prénatal et à la naissance après FIV ne sont pas bien compris. Une équipe néerlandaise a profilé le paysage génomique des tissus fœtaux et placentaires en post-partum à partir d’enfants conçus naturellement ou par FIV afin d’analyser la prévalence et la persistance d’aberrations génétiques importantes qui pourraient résulter de l’instabilité chromosomique liée à la FIV. Ils démontrent que l’instabilité chromosomique n’est pas préservée au stade tardif du développement prénatal et que les aberrations numériques de novo ou les déséquilibres de l’ADN structurel surviennent à un taux identique chez les enfants nés de FIV ou chez les enfants conçus normalement. En conséquence, ces données indiquent que la FIV n’a pas d’effet délétère sur la constitution chromosomique des lignées fœtales et placentaires.

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