VIH : décès du "patient de Berlin"

01/10/2020 Par Marielle Ammouche
Infectiologie

Timothy Ray Brown, cet homme américain connu comme le "patient de Berlin", premier homme à être considéré comme guéri de l'infection par le VIH, est décédé d'une leucémie, a indiqué mercredi la Société internationale sur le sida (IAS).   "Ces six derniers mois, Timothy vivait avec une récidive de sa leucémie" qui avait notamment entrainé une atteinte cérébrale. Mais il "était resté à l'abri du virus VIH", a souligné l'IAS dans un communiqué. Le compagnon de Timothy Ray Brown avait annoncé quelques jours auparavant que ce dernier était en phase terminale. "Timothy ne meurt pas du VIH, que les choses soient claires", avait confié Tim Hoeffgen mardi sur le blog du militant et auteur Mark King. Timothy Ray Brown est donc décédé à 54 ans. Il a marqué l'histoire médicale du VIH. En 1995, il vivait à Berlin quand il a appris qu'il avait été contaminé par le virus. Puis en 2006, il a été diagnostiqué d'une leucémie. Il a alors bénéficié d’une greffe de cellules-souches d'un donneur qui avait une mutation génétique rare lui conférant une résistance naturelle au VIH, dans l'espoir que la greffe soigne les deux maladies. Deux greffes ont été nécessaires, mais le pari a réussi : en 2008, Timothy Ray Brown était guéri des deux maladies.

L'annonce initiale avait préservé son anonymat, le désignant comme "patient de Berlin". En 2010, il avait accepté de dévoiler publiquement son nom, et était depuis devenu une personnalité publique, s'exprimant dans des interviews et conférences. "Je suis la preuve vivante qu'il peut y avoir une guérison du sida", avait-il dit à l'AFP en 2012. "C'est magnifique d'être guéri du VIH". Depuis, un seul autre cas de rémission du VIH a été annoncé, en mars 2019, grâce à la même méthode, chez le "patient de Londres", qui lui aussi a révélé son identité ensuite, Adam Castillejo, et est désormais considéré guéri. Mais, en raison de ses risques, la méthode de la greffe de cellules-souches n'est pas considérée comme une voie de traitement généralisable, a fortiori aujourd'hui où les traitements antirétroviraux permettent aux personnes de vivre une vie quasi normale avec le VIH.  

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