Image générée par IA

Image générée par IA

VIH : le traitement antirétroviral intermittent équivalent au traitement quotidien

17/02/2022 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
Image générée par IA

Image générée par IA

Pour les personnes vivant avec le VIH, il pourrait être suffisant de prendre le traitement antirétroviral uniquement 4 jours par semaine et non tous les jours. C’est ce que révèle l’étude ANRS Quatuor, qui a comparé ses 2 stratégies de traitement d’entretien chez 636 sujets.

  Les patients ont été inclus entre septembre 2017 et janvier 2018, dans 59 hôpitaux en France. Ils présentaient une infection à VIH-1, étaient sous trithérapie antirétrovirale, et avaient une charge virale inférieure à 50 copies/mL depuis au moins 12 mois, sans signe de résistance au traitement. « Contrairement à d’autres approches de simplification, comme les études de bithérapie, la stratégie Quatuor utilise la même combinaison efficace et tolérée déjà en cours chez le patient, sans introduction de nouvelle molécule. Les combinaisons thérapeutiques étudiées dans Quatuor sont parmi les plus utilisées, en particulier les traitements comprenant des inhibiteurs d’intégrase », précise le Dr Pierre de Truchis (hôpital Raymond-Poincaré, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines). Les résultats de Quatuor montrent que le régime intermittent n’est pas inférieur au régime continu en ce qui concerne le maintien de la suppression virologique et la tolérance. Ainsi, l’efficacité était de 96 % parmi les patients du groupe intermittent et 97 % parmi ceux du groupe continu. Seuls six patients (2 %) du groupe intermittent et quatre (1 %) du groupe continu ont connu un échec virologique (charge virale supérieure à 50 copies/mL). Des mutations de résistance aux médicaments sont apparues chez trois des six personnes en échec du groupe intermittent et une des quatre personnes du groupe continu. Et concernant la tolérance, 9 % des patients du groupe intermittent ont présenté des effets indésirables sévères (grades 3-4) et 12 % des patients du groupe continu. Les auteurs soulignent aussi la réduction du cout engendré par le traitement intermittent, qui passe de 7 207 euros à 4 127 euros (-43%). « La stratégie évaluée par Quatuor représente une alternative efficace pour les patients qui ont une bonne adhésion au traitement et qui utilisent une combinaison de traitements limitant la survenue de résistance, rapporte le Dr Roland Landman (hôpital Bichat – Claude Bernard, Université de Paris et Inserm). Avec le vieillissement de la population et les comorbidités associées, le régime intermittent est une piste à explorer pour limiter la toxicité médicamenteuse à long terme ». D’autres études sont en cours notamment pour confirmer ces données à plus long terme (96 semaines).  

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3